Olivier Dahan

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Olivier Dahan, le généreux

Peu prolixe mais aimant son public, un cinéaste épatant.

Avant d’être le réalisateur des Rivières pourpres 2 et le sous-fifre de Besson, Olivier Dahan, cinéaste épatant, a réalisé des films souvent admirables qui se sont intéressés au thème de l’abandon dans des registres aussi divers qu’opposés (le road-movie, le conte et la chronique sociale). Preuve que son talent ne se limite heureusement pas à ce film policier particulièrement navrant...
Tout jeune (il a juste vingt ans), Dahan intègre l’École d’art de Marseille et en ressort avec le diplôme national supérieur d’expression plastique. Il multiplie les expos et met en scène parallèlement des courts métrages et des clips pour des artistes tels que IAM ou Cramberries. En 1994, il est remarqué avec un premier film Frères, extrait de la fameuse collection "Tous les garçons et les filles de leur âge" produite par la chaîne Arte.
Mais le choc, ce sera en 1997, avec Déjà mort, une mémorable descente aux enfers, sur fond de drogue et de pornographie, où des adolescents issus d’un milieu bourgeois traînent leur ennui et leur mal-être. Des acteurs impeccablement dirigés, une ambiance impressionnante et un scénario qui emmène le spectateur tout droit en enfer. Sorte de Requiem for a dream avant l’heure, ce drame déchirant et intense passa inexplicablement inaperçu alors que ses qualités étaient incontestables. Coup d’essai, coup de maître !
Peu prolixe, Olivier Dahan prend son temps et revient en 2001 avec Le Petit Poucet, adaptation inspirée du conte de Charles Perrault. Oui, mais l’attente étant trop longue, le résultat se révèle une déception amère. Trop sombre pour les enfants, trop esthétisant pour les cinéphiles, trop factice pour les autres... Le film ne séduit pas et génère un enthousiasme mitigé, en grande partie en raison d’une interprétation inégale et d’un scénario lâche.
Un an après, il rattrape ce semi-échec avec La vie promise, un road-movie psychologique menacé par quelques afféteries stylistiques mais très touchant sur les rapports mère-fille et porté intégralement par la performance d’Isabelle Huppert (notre meilleure actrice française ?). Sauf qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : en 2003, il déçoit avec Les rivières pourpres 2 : Les anges de l’apocalypse (sans conteste son plus mauvais film) où il retrouve Benoît Magimel qu’il avait déjà dirigé dans le génial Déjà mort.
En 2007, il efface cette catastrophe avec maestria. Sa Môme, biographie romancée d’Edith Piaf, est époustouflante d’émotion et bouleversante de justesse. Nul doute, Dahan aime son public et lui donne son talent avec générosité.

Filmographie

- Frères (1994)
- Les fantômes du samedi soir (1997)
- Dejà mort (1997)
- Le Petit Poucet (2001)
- La vie promise (2001)
- Les rivières pourpres 2 (2003)
- La Môme

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