Jacques Doillon

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Jacques Doillon, la caméra tourmentée

Un réalisateur controversé en raison des thèmes qu’il exploite au cinéma.

Jacques Doillon ne s’est jamais montré un réalisateur comme les autres. Nombre de ses films ont en effet suscité controverses et polémiques, notamment parce que l’enfance et l’adolescence lui sont ses thèmes de prédilection et qu’il n’hésite pas à s’attaquer à des sujets difficiles, comme l’inceste dans La fille prodigue en 1981 et la violence dans La pirate en 1984.
Le réalisateur et scénariste, né à Paris en 1944, commence sa carrière dans le cinéma avec plusieurs courts métrages, à la fin des années 60. Puis en 1972, une rencontre l’amène à mettre en scène le film conçu par le dessinateur Gébé, L’an 01, en collaboration avec Jean Rouch et Alain Resnais. Son premier long métrage personnel est réalisé au cours de l’année 1974. Il s’agit des Doigts dans la tête, qui relate, sur un mode désenchanté mais empreint de réalisme, les malheurs d’un homme, boulanger de sa profession, qui se révolte contre son patron et se retrouve licencié. La reconnaissance vient avec Un sac de billes, l’adaptation du roman de Joseph Joffo proposée à Doillon par Claude Berri et François Truffaut en 1975.
Le style tourmenté et empli d’émotion du réalisateur s’affirme en 1978 avec le tournage de La femme qui pleure et de La drôlesse, ce dernier remportant le Prix du jeune cinéma au Festival de Cannes 1979. Doillon privilégie de plus en plus l’aspect humain dans son travail, sur les personnages de ses films, comme dans ses collaborations. Cela se sent fortement dans les œuvres qui suivent, La fille prodigue, en 1981, et La pirate, en 1984, où Jane Birkin incarne une femme tiraillée entre ses sentiments pour son mari et sa meilleure amie. En 1990, Doillon rencontre son plus grand succès avec Le petit criminel, qui met en scène la tentative d’un adolescent pour retrouver une sœur dont il vient d’apprendre l’existence.
Le cinéaste s’attache alors particulièrement à filmer l’enfance et l’adolescence, notamment dans Le jeune Werther en 1992 et Ponette en 1996, pour lequel la petite comédienne de quatre ans remporte un Prix d’interprétation au Festival de Venise. Viennent ensuite Trop peu d’amour en 1998, Petits frères en 1999 et Carrément à l’ouest en 2001. Avec Raja, Doillon revient sur les relations impossibles, autre de ses sujets de prédilections, ici entre un homme mûr exilé volontairement de France et une jeune Marocaine démunie.

Filmographie

- Raja (2002)
- Carrément à l’ouest (2000)
- Petits frères (1999)
- Trop (peu) d’amour (1998)
- Ponette (1996)
- Du fond du cœur (1994)
- Un homme à la mer (1994)
- Le jeune Werther (1993)
- Amoureuse (1992)
- Pour un oui ou pour un non (1990)
- Le petit criminel (1990)
- La vengeance d’une femme (1989)
- La fille de quinze ans (1988)
- L’amoureuse (1987)
- Comédie ! (1987)
- La puritaine (1986)
- La tentation d’Isabelle (1985)
- La vie de famille (1985)
- La pirate (1984)
- Monsieur Abel (1983)
- L’arbre (1982)
- La fille prodigue (1981)
- La drôlesse (1979)
- La femme qui pleure (1978)
- Un sac de billes (1975)
- Les doigts dans la tête (1974)
- L’an 01 (1972)

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