Mathieu Amalric

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Mathieu Amalric : de l’écran à la caméra

Comédien fétiche de Desplechin, c’est comme réalisateur que Mathieu Almalric a choisi de s’accomplir.

Mathieu Amalric semble avoir toujours pensé faire du cinéma. Après être entré en hypokhâgne, il décide rapidement d’arrêter ses études. Ce qui l’en a convaincu est sa première expérience, dans le film Les favoris de la lune du réalisateur Géorgien Otar Iosseliani, ami de son père, l’éditorialiste de Libération Jacques Amalric. Le film est tourné en 1984, Mathieu a alors dix-neuf ans. Bien qu’il y soit acteur, il s’intéresse déjà plus à la réalisation qu’au jeu. Figurant sur Aria de Robert Altman, il sympathise avec l’assistant de celui-ci, ce qui lui permet de réaliser quelques mois plus tard un stage de réalisation sur le tournage du film de Louis Malle, Au revoir les enfants. Il s’essaie par la suite à tous les postes qu’on lui propose, de l’assistant réalisateur au régisseur, en passant par l’assistant monteur.
Pourtant il apparaît de plus en plus souvent à l’écran, dans des films d’auteurs souvent intimistes, dans La sentinelle d’Arnaud Desplechin, rencontré lors du Festival Premiers plans d’Angers, dans Le Journal d’un séducteur de Danièle Dubroux, et surtout dans Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle) d’Arnaud Desplechin, où il obtient son premier rôle principal, en 1993. Ce rôle est d’ailleurs emblématique des personnages le plus souvent incarnés par le comédien, et lui vaut un César du meilleur espoir masculin. Il réussit néanmoins à réaliser son premier court métrage, Sans rire, et, enfin, un long métrage en 1997 : Mange ta soupe. Celui-ci sera salué par Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout comme acteur que sa carrière s’envole, en incarnant Benjamin, apprenti comédien, dans Alice et Martin d’André Téchiné, puis dans l’un des rôles principaux de Fin août début septembre d’Olivier Assayas.
Malgré ses succès, Mathieu Amalric ne se sent acteur que par hasard et n’accepte plus que des rôles secondaires, dans C’est le bouquet de Jeanne Labrune, sorti en 2002, ou cette année dans Mes enfants ne sont pas comme les autres et Un homme, un vrai. Son deuxième long métrage a en effet vu le jour en 2001, Le stade de Wimbledon, avec celle qui fut longtemps sa compagne et reste la mère de son fils, Jeanne Balibar. La chose publique est son troisième long métrage. Il sort sur les écrans un an après le précédent, laissant présager que le comédien réalisateur a enfin réussi à se consacrer à sa première passion. Il tiendra néanmoins le rôle principal dans le dernier long métrage d’Arnaud Desplechin, Rois et reine.

Filmographie

- Marre de café (court métrage, 1985)
- Sans rires (court métrage, 1990)
- Les yeux au plafond (court métrage, 1992)
- 8 Bis (court métrage, 1993)
- Mange ta soupe (1997)
- Le stade de Wimbledon (2000)
- La chose publique (2003)

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