Claude Rieffel

Paris

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La Fille du Far West - la critique + le test DVD

Sans vouloir minimiser l’apport de De Mille, il est probable que sa mise en scène s’appuie largement, pour cette première adaptation de la pièce à succès de David Belasco (1905), sur des productions théâtrales antérieures et qu’il avait certainement en tête aussi l’opéra La fanciulla del West, crée à grand renfort de publicité au Metropolitan Opera de New York le 10 novembre 1910 (avec Caruso dans le rôle de Dick Johnson). Le sang du bandit caché tombant sur la main du shériff et la partie de poker qui s’en suit constituent en effet un des sommets dramatiques de la partition de Puccini. Il y aura trois (...)

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Le quai des brumes - la critique

Parfait cas d’école de mise en oeuvre scrupuleuse de recettes pour aboutir à un parfait produit fini estampillé "chef-d’oeuvre" au stade de la conception même. Tout le monde fait la démonstration brillante de son savoir faire mais rien ne respire, tout sonne faux, fabriqué, caricatural, du début à la fin. Heureusement qu’en 1938 il y avait aussi Grémillon, Renoir, Ophuls ...

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Au revoir l’été - la critique du film

Dans cette radieuse comédie météorologique gravement frivole, Kôji Fukasa assume ses références à Rohmer (les films de bord de mer surtout) et Hong Sang Soo, ou encore Naruse et Ozu (On pense aussi à Shimizu, notamment lors de la séquence de l’étang). Mais, loin de peser sur lui, ces influences revendiquées nourissent ce film léger qui réussit, avec une douceur qui n’exclut pas la crudité (ni la cruauté), à articuler beaucoup de choses du jeu amoureux mais aussi de l’état du monde et de la place qu’y occupe chacun. Il trouve la juste note musicale pour alier l’explicite à la délicatesse du trait et rendre (...)

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Je demande la parole - la critique du film

Les deux premiers films du tandem Panfilov-Tchourikova étaient portés par un sentiment d’euphorie lucide reposant sur un goût prononcé de l’expérimentation formelle et sur une empathie entre le cinéaste et l’actrice qui maintenait cependant un reste de distance étonnée face à l’étrangeté de ce visage atypique et de ces figures féminines déroutantes. Ici la part de cruauté dans le regard du cinéaste-spectateur est plus manifeste et Tchourikova/Ouvarova est souvent mise à l’épreuve de la durée du plan fixe, comme attendue au tournant. Le film, bien que plus long et plus lent, en acquiert une incroyable tension, (...)

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D’acier - la critique

Adapté d’un roman de Silvia Avallone, le second film de fiction de Stefano Mordini, après "Provincia meccanica" (2005), cherche manifestement à échapper aux pièges de la "tranche de vie" et du constat sociologique au profit d’une espèce d’immersion contemplative. La splendide photo du regretté Marco Onorato (collaborateur fidèle de Garrone) et un formidable travail sonore qui rend volontairement les dialogues en partie inintelligibles (un effet malheureusement gâché par les sous titres) célèbrent l’éblouissement de l’été et magnifient la beauté des paysages industriels de Piombino et de hauts fourneaux (...)

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Reminiscences of a Journey to Lithuania - la critique

Jonas Mekas, l’exilé, retrouve les lieux de son enfance dans un des épisodes les plus bouleversants du journal filmé qu’il tient maintenant depuis soixante ans.

Road to nowhere - La critique

Monte Hellman, l’outsider du cinéma américain, revient enfin avec ce film noir pirandellien à la douceur vertigineuse de rêve éveillé.

Le départ - La critique du film

Skolimowski et Jean-Pierre Léaud se croisent à Bruxelles au son des accords jazzy de K. T. Komeda : dépense sans compter, vitesse, élégance du geste poétique, burlesque : la grâce. Reprise en HD en novembre 2018.

Once more (Encore) - La critique du film

Radioscopie des années pré et post-sida mais surtout histoire d’amour romantique mise à l’épreuve de périlleux partis-pris formels, le film de Vecchiali est un hymne à la vie paradoxal et toujours dérangeant.

La captive aux yeux clairs - la critique

Epopée poétique bourrée d’humour, conte initiatique animé du souffle authentique de l’aventure : ce western magique procure un émerveillement qui ne s’arrête pas à la fin de la projection. Le plus beau Hawks.