John Huston

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John Huston : éclectique et brillant

Réussir des films aussi différents que The misfits et The African Queen : la marque des plus grands.

Dans sa liste des cent films américains les plus célèbres du XXe siècle, l’Académie du cinéma américain en a classé trois de John Huston : The African Queen (17e), Le faucon maltais (23e) et Le trésor de la Sierra Madre (30e). Classement évidemment subjectif, et dans lequel il restait de la place pour L’homme qui voulut être roi ou The misfits. N’empêche : trois films, c’est un de moins qu’Hitchcock et Wilder, et autant que Kubrick. C’est dire la place du géant irlandais de cœur dans le cinéma hollywoodien de la deuxième moitié du siècle. Une place que le réalisateur, né en 1906 dans le Missouri, allait occuper d’entrée de jeu, par ses scénarios d’abord (il collabore à l’écriture du Double assassinat dans la rue Morgue, de Robert Florey), par son premier film ensuite (l’adaptation du roman de Dashiell Hammett, Le faucon maltais, en 1941), par sa qualité de documentariste enfin (il tourne trois reportages en tant que correspondant de guerre). En 1947, son deuxième film, Le trésor de la Sierra Madre, lui offre son seul son Oscar, un prix qu’empochera par la même occasion son père Walter, dans la catégorie des seconds rôles.
Riche, inégale, privilégiant les adaptations de romans, la carrière de ce baroudeur brille par son éclectisme : les films aux atmosphères sombres (The asphalt jungle), poisseuses (La nuit de l’iguane), lourdes (The misfits), dérangeantes (Reflets dans un œil d’or) côtoient des œuvres flamboyantes (L’homme qui voulut être roi), grandioses (Moby Dick), hilarantes (The African Queen), légères (Casino Royale) et même une surprenante comédie musicale (Annie). Une diversité qui ne doit pas cacher la fidélité du cinéaste à ses thèmes de prédilection : l’échec, le pouvoir et la vanité des hommes. Son dernier film, le plus doux, le plus intime aussi, Les gens de Dublin (The dead en version originale), adapté d’une nouvelle de Joyce, est sorti l’année de sa mort, en 1987.

Filmographie (extraits

- Le Maltese falcon (Le faucon maltais, 1941)
- The treasure of the Sierra Madre (Le trésor de la Sierra Madre, 1948)
- Key Largo (1948)
- The asphalt jungle (Quand la ville dort, 1950)
- The African Queen (African Queen, 1951)
- Moulin Rouge (1952)
- Moby Dick (1956)
- Dieu seul le sait (Heaven knows, Mr Allison, 1957)
- The roots of heaven (Les racines du ciel, 1958)
- The unforgiven (Le vent de la plaine, 1960)
- The misfits (Les misfits, 1961)
- Freud (Freud, passions secrètes, 1962)
- The night of the iguana (La nuit de l’iguane, 1964)
- The Bible (La Bible, 1966)
- Casino royale (1967)
- Reflections in a golden eye (Reflets dans un œil d’or, 1967)
- The Kremlin letter (La lettre du Kremlin, 1970)
- Wise blood (Le malin, 1979)
- The man who would be king (L’homme qui voulait être roi, 1975)
- Annie (1981)
- Under the volcano (Au-dessous du volcan, 1984)
- Prizzi’s honor (L’honneur des Prizzi, 1985)
- The dead (Les gens de Dublin, 1987)

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