Vincente Minnelli

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Vincente Minnelli, enfant de la balle

Le roi de la couleur au temps du second âge d’or de la comédie musicale.

Son père dirigeait l’orchestre du théâtre musical itinérant des Minelli Brothers. Saltimbanque au berceau, donc, Vincente Minnelli, qui a toujours menti sur sa date de naissance (1903 ? 1906 ?) et laissé son passé dans le flou. On sait cependant qu’il monte sur les planches dès sa plus tendre enfance. Sa route est tracée. Elle passera par la création de costumes pour un théâtre de Chicago puis la direction artistique du Radio City Music Hall de New York, avant de l’emmener à Broadway, en 1935, où il mettra en scène de grandes revues comme les Ziegfield Follies que plus tard il transposera à l’écran.
La suite logique de ses succès new-yorkais l’emmène tout droit à Hollywood où il signe un contrat avec la MGM, à laquelle il sera fidèle pendant 26 ans. Il commence par seconder Busby Berkeley, entre autres sur Strike up the band (En avant la musique, 1940) où l’on devine déjà sa patte dans les splendides numéraux musicaux réunissant Mickey Rooney et Judy Garland, sa future femme et mère de leur commune fille, Liza...
Le premier film qu’il réalise est un pari risqué pour l’époque, en effet, Cabin in the sky ne réunit que des comédiens et musiciens noirs - dont Lena Horne et Louis Armstrong. Le second, Meet me in St Louis, avec Judy Garland, le met sur les rails pour une bonne quinzaine d’années. Bénéficiant de deux réalisateurs d’exception, Minnelli et Donen, la suprématie de la Metro ne sera plus contestée pendant toute cette période du second âge d’or de la comédie musicale. Minnelli enchaîne les succès (Le père de la mariée, Un Américain à Paris, Tous en scène, Brigadoon) où il déploie son sens de la stylisation et sa formidable esthétique des couleurs. Atouts qu’il utilisera avec bonheur dans d’autres genres comme le mélodrame (Some came running, 1958) ou la biographie (Lust for fife, 1956, dans lequel Kirk Douglas, en Vincent van Gogh, trouvera un de ses meilleurs rôles).
A partir de 1960, la carrière de Minnelli marque le pas. Non qu’il ait perdu son sens de l’image, mais il semble ne plus avoir trouvé les sujets et les acteurs correspondant à son univers. Vincente Minnelli s’est retiré après son dernier film, Nina (1976) qui n’a rien d’inoubliable sinon qu’il y dirigeait sa fille Liza. Il est mort dix ans plus tard en laissant une autobiographie, I Remember it well [1].
Vincente Minnelli restera dans l’histoire du cinéma comme un réalisateur à la palette flamboyante, dont l’univers tient plus du rêve que de la réalité. Son secret réside peut-être bien dans son enfance. Que sont les images colorées et fabriquées qu’il imprime dans ses films, sinon celles des tréteaux des Minnelli Brothers ?

Filmographie (extraits)

- Cabin in the sky (Un petit coin aux cieux, 1943)
- Meet me in St Louis (Le chant du Missouri, 1944)
- Ziegfield Follies (1946)
- Madame Bovary (1949)
- Father of the bride (Le père de la mariée, 1950)
- An American in Paris (Un Américain à Paris, 1951)
- The band wagon (Tous en scène, 1953)
- Brigadoon (1954)
- Lust for life (La vie passionnée de Vincent van Gogh, 1956)
- Tea and sympathy (Thé et sympathie, 1956)
- Designing woman (La femme modèle, 1957)
- Some came running (Comme un torrent, 1958)
- Gigi (1958)
- The four horsemen of the Apocalypse (Les quatre cavaliers de l’Apocalypse, 1961)
- The sandpiper (Le chevalier des sables, 1965)
- A matter of time (Nina, 1976)

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