Jean-Luc Godard

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Jean-Luc Godard, l’audacieux

lrrévérent, innovant, audacieux, il n’en a pas fini d’explorer le cinéma...

A la fois chercheur et expérimentateur, Jean-Luc Godard semble ne jamais se limiter dans son art de la réalisation. Comme un musicien qui explore sans relâche son instrument, il sonde les limites de sa caméra, innovateur invétéré du septième art.
Encore étudiant, Godard s’introduit dans le monde du cinéma par le biais de la Cinémathèque française où il rencontrera notamment Jacques Rivette et François Truffaut. Il s’essaie à la critique dans les Cahiers du cinéma dès 1952 sous le nom d’emprunt de Hans Lucas. Deux ans plus tard, âgé de vingt-quatre ans, il passe pour la première fois derrière la caméra et tourne un documentaire sur la construction d’un barrage (Opération béton). Quelques courts métrages plus tard, Godard est prêt à entamer son premier "cycle".
S’amorce alors la période des longs métrages, clé de voûte de la renommée de Godard. Débutant avec force en 1959 par A bout de souffle, sa réalisation est véritablement prolixe puisqu’il multiplie les films sur quelques années : Une femme est une femme (1960), Le mépris (1963), Alphaville et Pierrot le Fou en 1965 ou Made in USA en 1966, pour ne citer que les plus célèbres.
Point saillant de sa réalisation, Godard expérimente et innove sans cesse à l’écran. Au sein d’un scénario qui peut se construire au fil de la réalisation (qu’il écrit parfois le matin même du tournage) se ponctuent des "tentatives" cinématographiques. Le spectateur pourra par exemple être interpellé par l’acteur dans A bout de souffle (et s’il n’aime ni la montagne, ni la campagne, "aller se faire foutre") ou pris à parti dans Pierrot le fou. Le talent de Godard repose aussi sur ses fameux cadrages décalés, acteurs hors champ ou encore sur le culot d’un générique oral (dans Le mépris).
A la fin des années 60, le contexte social le conduit à devenir plus engagé. Il abandonne la fiction pour des films politiques, retranscrivant des discussions d’étudiants et d’ouvriers. Il filme aussi des réflexions menées avec le groupe maoïste Dziga Vertov. La deuxième moitié des années 70 se poursuit sur le petit écran avec des commandes de séries télévisées ou de reportages. Il revient finalement aux longs métrages dans les années 80 avec Sauve qui peut (la vie) puis le scandaleux Je vous salue Marie en 1985.
Innovation, audace, irrévérence, la caméra de Godard semble pouvoir tout oser. Ses films constituent aujourd’hui des références incontournables pour qui s’intéresse à l’histoire du cinéma français. Probablement parce que ce réalisateur a su tourner le dos aux canons de son temps et s’amuser, tout simplement.

Filmographie (extraits)

- A bout de souffle (1959)
- Une femme est une femme (1961)
- Vivre sa vie (1962)
- Le petit soldat (1963)
- Le mépris (1963)
- Paris vu par... (un segment, 1964)
- Alphaville (1965)
- Pierrot le Fou (1965)
- Made in USA (1966)
- Deux ou trois choses que je sais d’elle (1966)
- La Chinoise (1967)
- Week-end (1968)
- Le gai savoir (1968)
- Pravda (réalisation du groupe Dziga Vertov, 1969)
- Tout va bien (co-réalisé avec Jean-Pierre Gorin, 1972)
- France/Tour/Détour/Deux enfants (co-réalisé avec Anne-Marie Miéville, 1977-78)
- Sauve qui peut (la vie) (1979)
- Je vous salue Marie (1983)
- Soigne ta droite (1987)
- Histoire(s) du cinéma (Toutes ces histoires & Une histoire seule) (1988)
- Le rapport Darty (co-réalisé avec Anne-Marie Miéville, 1989)
- Nouvelle Vague (1990)
- For ever Mozart (1996)
- Histoire(s) du cinéma (Une vague nouvelle, Seul le cinéma, Les signes parmi nous, Le contrôle de l’univers, La monnaie de l’absolu, Fatale beauté, 1998)
- Eloge de l’amour (1999)
- Notre musique (2003)

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