Le 14 juillet 2026
Une histoire épique et poignante servie avec virtuosité dans une mise en scène qui nous transporte !
- Acteurs : Magali Genoud, Pauline Bression, Maëlis Adalle, Maëlys Certenais, Azeddine Benamara, Fayçal Safi
- Durée : 1h25mn
- Auteur : Aïda Asgharzadeh
- Metteur en scène : Nikola Carton
- Genre : Théâtre (spectacles)
- Salle de Théâtre : Théâtre de l’Œuvre, Théâtre des Béliers (Avignon)
- Plus d'informations : Festival off d’Avignon
- Festival : Festival d’Avignon 2026
L'a vu
Veut le voir
Résumé : Eva a été placée en Centre d’Éducation Fermé pour mineurs de Mont-de-Marsan. Abandonnée à la naissance, elle ne connaît rien de ses parents. Convoquée chez le notaire, elle reçoit son héritage : des micro-cassettes et un dictaphone d’où va sortir, sans filtre, la voix de sa mère sur des heures et des heures d’enregistrement. La guerre du Liban, le discours d’Arafat à l’ONU, la chute du mur de Berlin… Anna Duval était reporter de guerre. Eva plonge alors dans toute une décennie de journalisme pour découvrir sa Grande Histoire à elle.

- Crédit : Théâtre de L’Œuvre
Critique : Le théâtre d’Aïda Asgharzadeh possède cette signature singulière : une manière d’ancrer les tragédies de l’Histoire dans le terreau fragile de l’intime. Avec sa nouvelle création, Le dernier cèdre du Liban, l’autrice explore les failles béantes de la filiation et la quête éperdue de racines chez une jeunesse en rupture de ban.
On fait l’archéologie du silence. Le récit s’ouvre sur le portrait d’Eva, jeune pensionnaire d’un centre éducatif fermé, dont la trajectoire est une suite de colères froides et de points d’interrogation. Le point de bascule survient lors de la découverte d’un héritage atypique : des enregistrements audio laissés par une mère journaliste de guerre, disparue du paysage quotidien. Ce procédé dramatique, loin d’être un simple ressort narratif, devient le véritable moteur de la pièce. À travers ces cassettes, c’est tout un pan du XXe siècle (du Liban en tourmente aux basculements géopolitiques mondiaux) qui s’invite dans le présent de la jeune femme.
Nikola Carton signe une mise en scène dynamique et fluide. Le plateau se transforme en un espace mental où le passé et le présent communiquent par simple bascule de lumière, de ton ou de costumes. Ce dispositif permet au spectateur de naviguer entre les époques sans jamais perdre le fil émotionnel. La réussite de cette proposition réside dans son rythme : la pièce ne s’essouffle jamais, portée par une tension qui maintient l’attention en éveil, passant habilement de la rudesse à la légèreté.
Le spectacle repose sur les épaules d’une distribution d’une justesse remarquable. La performance des comédiens est un des ciments de la réussite. Ils parviennent à humaniser des figures complexes sans jamais tomber dans l’archétype, rendant palpable la douleur de la transmission contrariée.
Certains regretteront peut-être que le Liban soit davantage une toile de fond qu’un sujet exploré dans toute sa complexité politique, mais c’est justement là que réside le choix artistique : privilégier l’écho que ces événements ont sur une âme en quête de vérité.
Le dernier cèdre du Liban est un révélateur d’un théâtre qui ne cherche pas à donner des leçons, mais à partager une interrogation sur ce que nous transmettons, volontairement ou non, à ceux qui nous succèdent. Une œuvre forte, sensible et nécessaire !
Au Festival d’Avignon
Jusqu’au 25 juillet
au Théâtre des Béliers
à 10h
À Paris, au Théâtre de L’Œuvre
Jusqu’au 25 juillet
Du jeudi au samedi à 21h – les dimanches à 15h30
Une production STAM PROD
Galerie photos
Votre avis
Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.
aVoir-aLire.com, dont le contenu est produit bénévolement par une association culturelle à but non lucratif, respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. Après plusieurs décennies d’existence, des dizaines de milliers d’articles, et une évolution de notre équipe de rédacteurs, mais aussi des droits sur certains clichés repris sur notre plateforme, nous comptons sur la bienveillance et vigilance de chaque lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe. Ayez la gentillesse de contacter Frédéric Michel, rédacteur en chef, si certaines photographies ne sont pas ou ne sont plus utilisables, si les crédits doivent être modifiés ou ajoutés. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.





















