Le 6 février 2026
Une série attachante qui trouve son équilibre dans un jeu constant entre comédie, tension et drame.
- Acteurs : Naidra Ayadi, Pascale Arbillot, François Damiens, Jonathan Cohen, Jérémie Laheurte, Rebecca Marder, Steve Tientcheu, Lucas Mortier, Sami Outalbali, Zoé Marchal, Tya Deslauriers
- Durée : 8 épisodes de 52mn
- VOD : Netflix
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– Saison 1 : 8 épisodes, depuis le 5 février 2026
– Créateurs : Olivier Rosemberg, Carine Prevot
– Réalisateur : Olivier Rosemberg
Résumé : Cinq femmes s’unissent pour sortir de la galère et braquent une banque, déguisées en hommes. Un shot d’adrénaline et 36 280 euros plus tard, ces braqueuses amatrices sont obligées de recommencer. Très vite, les politiques, la police et les voyous se lancent à leurs trousses, bien loin d’imaginer que derrière ce groupe de mercenaires se cachent des femmes ordinaires… Les Lionnes sont nées.
Critique : Créée par Olivier Rosemberg et Carine Prévot, Les Lionnes s’inscrit d’emblée dans une mécanique de genre très identifiable. Personnages immédiatement reconnaissables, situations familières, dramaturgie héritée du film de braquage et de la comédie sociale : la série semble, au premier regard, cocher consciencieusement toutes les cases, au risque de frôler le déjà-vu.
Ce serait pourtant réducteur de s’arrêter à cette impression initiale. Les Lionnes ne cherche pas à masquer ses évidences : elle les assume pleinement. En s’appuyant sur des figures reconnaissables, la série privilégie l’efficacité narrative et l’adhésion immédiate du spectateur, non pour se reposer sur ces codes, mais pour déplacer rapidement l’enjeu. Derrière l’humour et le rythme soutenu, elle construit un récit collectif profondément ancré dans des réalités sociales contemporaines, où la précarité, l’invisibilisation et la solidarité deviennent le véritable moteur du récit, sans jamais être plaquées comme un discours.
La série trouve alors son équilibre dans un jeu constant entre comédie, tension et drame. L’humour n’annule jamais la gravité des situations ; il permet au contraire de rendre perceptible une violence sociale diffuse, souvent latente, qui traverse les trajectoires des personnages. Les lionnes évite la surenchère émotionnelle et préfère inscrire ses enjeux dans la durée, par petites touches, laissant le spectateur faire le lien.

- © Netflix
Le casting joue un rôle central dans cette justesse d’ensemble. Zoé Marchal, Rebecca Marder, Naidra Ayadi, Pascale Arbillot et Tya Deslauriers composent un collectif homogène et crédible, où chaque interprétation existe sans jamais écraser l’autre. Leurs personnages sont traversés par des contradictions, des failles, des élans parfois maladroits, qui empêchent toute caricature et rendent crédible la dynamique de groupe.
Face à elles, Jonathan Cohen, François Damiens et Sami Outalbali apportent un contrepoint masculin mesuré, jamais envahissant. Leurs personnages ne viennent ni équilibrer artificiellement le récit ni le détourner de son axe principal, mais s’intègrent avec justesse à l’ensemble, entre tension et ironie.
La mise en scène, volontairement sobre, privilégie la lisibilité et l’efficacité. Sans chercher l’effet ou l’esbroufe, Les Lionnes s’appuie sur le rythme, les corps et les visages pour faire exister ses enjeux. Ce choix formel accompagne le propos de la série, qui préfère l’impact émotionnel à la démonstration.
Sans révolutionner le genre, Les Lionnes démontre qu’il est encore possible d’utiliser des codes très balisés pour raconter une réalité sociale contemporaine avec justesse et humanité. Une série qui, derrière son apparente évidence, révèle une proposition plus fine qu’elle n’en a l’air et confirme que le collectif, à l’écran comme dans l’écriture, peut être une véritable force narrative.
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