Steven Soderbergh

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Steven Soderbergh, surdoué de l’image

En quelques années, tourner avec Steven Soderbergh est devenu un must à Hollywood. Ce réalisateur aussi talentueux qu’éclectique sort régulièrement des sentiers battus avec ses scénarios originaux et sa vision particulière du cinéma. Zoom sur un surdoué de l’image.

Géorgie, 1963. Steven Soderbergh ouvre les yeux sur le monde. Treize ans plus tard, caméra au poing, il tourne de nombreux petits films. De 1977 à 1979, il réalise quatre courts métrages expérimentaux, dont Janitor en 1978. Il change de technique à chaque fois, passe du noir et blanc à la couleur, et réalise aussi des montages d’images d’archives. Après un bref exil à Los Angeles où il débute comme monteur indépendant, il revient sur les terres de son enfance, en Louisiane, pour écrire des scénarios et tourner Winton (1986), son sixième court métrage.
En 1986, alors qu’il a tout juste 23 ans, il est cité au Grammy de la meilleure vidéo musicale pour un documentaire sur le groupe Yes et le film d’un de ses concerts. Un an plus tard, il décide de retenter sa chance à Los Angeles et rédige une première version du scénario de Sexe, mensonges et vidéo, qui sera son premier long métrage. Mélange d’improvisation et de dialogues pertinents que l’on retrouve d’ailleurs dans Full frontal, ce film lui ouvre les portes de la cour des grands, en 1989. L’exercice périlleux du scénario intimiste et voyeur est rapidement apprécié comme un exercice de style au service des acteurs, libres de construire eux-mêmes leur personnage. Le film est cité à l’Oscar du meilleur scénario original et obtient la Palme d’Or à Cannes. Soderbergh est le plus jeune réalisateur ayant obtenu cette récompense.
Mais le jeune réalisateur ne se repose pas sur ses récents lauriers et prend un chemin très différent, dès son deuxième long métrage. Kafka (1992), qui s’inspire de la correspondance du célèbre écrivain tchèque, est tourné à Prague, en noir et blanc. Le film est réussi mais déroute le public et la critique qui ne retrouvent pas le Soderbergh de Sexe, mensonges et vidéo.
Suivent quatre échecs commerciaux, dus au tempérament du jeune homme, avide d’une liberté peu compatible avec les impératifs marketing des grands studios. Le premier de la série noire, King of the hill (1993), est adapté d’un roman autobiographique d’A. E. Hotchner et narre le quotidien d’un adolescent qui tente de garder sa famille soudée. En 1995, le polar A fleur de peau, remake du célèbre Criss cross, réalisé en 1948 par Robert Siodmak, reste ignoré, en dépit d’une ambiance inquiétante - le film traite d’obsession et de trahison - et d’une mise en scène intéressante. Soderbergh change encore de registre avec Schizopolis (1996), une comédie expérimentale abstraite dans laquelle il se met en scène, puis avec Gray’s anatomy (1997), version cinématographique du monologue du comédien Spalding Gray, dans lequel celui-ci décrit sa maladie des yeux et son expérience médicale.
1998. Steven Soderbergh est encore là où l’on ne l’attend pas puisqu’il a finalement cédé à l’appel du film à grand spectacle, tout en restant fidèle à son goût pour le polar. Hors d’atteinte, fidèle adaptation du roman d’Elmore Leonard, le consacre "réalisateur chouchou d’Hollywood" et marque le début de sa collaboration avec son grand ami George Clooney.
L’euphorie retombe avec L’Anglais (1999), qui ne fait pas le score escompté au box-office en dépit d’un bon accueil critique, pour mieux remonter en 2000 avec Erin Brockovich, seule contre tous, qui est un triomphe international et fait de Julia Roberts l’égérie du réalisateur.
Dès lors, Soderbergh, le cinéaste-cinéphile inspiré, acteur à ses heures [1], enchaîne les succès et se paie des brochettes de stars qui n’hésitent pas à revoir leurs exigences salariales à la baisse pour tourner avec lui. Ainsi Traffic obtient quatre Oscars en 2001 dont celui du meilleur réalisateur, Ocean’s eleven réunit la même année, Julia Roberts, Brad Pitt, Andy Garcia, Matt Damon et George Clooney, avec lequel il fonde dans la foulée une société de production, Section Eight. Sous sa casquette de producteur il compte également Pleasantville, Insomnia ou encore Confessions of a dangerous mind, le premier film de Clooney réalisateur.
Pour son douzième film, Full frontal, tourné en dix-huit jours, Soderbergh avoue s’être inspiré du cinéma de Fellini. Le onzième, Solaris le sera lui de Tarkowski, puis ce seront les retrouvailles avec la bande d’Ocean dans Ocean’s twelve (2004) et le tournage, l’année suivante d’une des segments d’Eros... hélas pas le plus inspiré. Retour heureux à un cinéma excitant avec Bubble (2006), où Soderbergh s’applique avec talent à décaper les fictions américaines.
2007 le voit revenir au premier plan avec The good German, un suspense en noir et blanc dans le Berlin de l’après-guerre, ainsi qu’avec le troisième volet des aventures de ses célèbres braqueurs cools, Ocean’s thirteen. Après une récréation pas toujours appréciée par les critiques, il est de retour sur la Croisette de Cannes en 2008 où il présente sa fresque sur le Che. L’année 2009 est toujours aussi riche avec un film expérimental et une comédie d’espionnage commerciale avec Matt Damon (The informant !).

Filmographie

- 9012 Live (1986)
- Sexe, mensonges et vidéo (Sex, lies and videotapes, 1989)
- Kafka (1992)
- King of the hill (1993)
- Fallen angels (1993, série TV)
- A fleur de peau (1995)
- Schizopolis (1996)
- Gray’s anatomy(1997)
- Hors d’atteinte (1998)
- L’Anglais (1999)
- Erin Brockovich, seule contre tous (2000)
- Traffic (2001)
- Ocean’s eleven (2001)
- Full frontal (2002)
- Solaris (2003)
- Ocean’s twelve (2004)
- Eros (2005)
- Bubble (2006)
- The good German (2007)
- Ocean’s thirteen (2007)
- Che 1ère partie : l’Argentin (The Argentine, 2008)
- Che 2ème partie : Guerilla (Guerilla, 2008)
- The girlfriend experience (2009)
- The informant ! (2009)

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