Critique

CINÉMA

Appleseed - la critique

Le 31 août 2005

  • rjeugi 8 septembre 2005
    Appleseed - la critique

    passionné(e)s de dessins ou d’animations, ne ratez pas ce film...

    certes si le scénario est plus que moralisateur, il a le mérite à travers ce film d’animation d’aborder un thème de science fiction, peu souvent abordé, à savoir est-ce que l’avenir de l’espèce humaine sera un mélange entre organique & robotique, voir à une totale disparition de l’humain pour une espèce totalement robotisée à apparence humanoïde...
    un complot démoniaque va être déjoué d’extrême justesse par deunan femme commandant humaine aidée par briareos (humain robotisé) et hitomi (clone humain robotisé - bioroïd). pour les passionné(e)s de dessins ou d’animations, allez-le voir pour l’esthétisme impressionnant de certaines séquences du film aussi bien pour les visages, les animations de batailles de robots, les environnements de mégapole.

  • gahell 13 septembre 2005
    Appleseed - la critique

    Appleseed est un grand classique du manga, célèbre pour la qualité (voire la complexité) de son intrigue mêlée à un splendide mecha-design.
    L’adapté en film d’animation est donc un pari risqué : il faut séduire un public plus large tout en ne décevant pas les fans de l’oeuvre originale.

    D’emblée, une opposition saute à l’oeil dans ce film : l’antagonisme entre les personnages et les décors.
    Ces derniers, bien qu’en 3D généré par ordinateur, sont le plus souvent superbes.
    Le survol d’Olympus et la plate-forme pétrolière/laboratoire secret sous la pluie sont extrêmement bien réalisé, même si on est légèrement en dessous des décors hallucinant de Ghost In The Shell 2.
    De même, les robots et autres engins sont magnifiques, se mouvant avec aisances. Leur 3D léchée cadre bien avec le décor et la cité technologique d’Olympus.
    L’assaut des Forteresses Mobiles est particulièrement impressionnant, par exemple.

    Et en pure opposition, les personnages. Le partie pris a été de les réaliser en une sorte de cell-shading.
    Cette technique d’animation est un type de rendu graphique d’images générées par ordinateur, caractérisé pour son rendu style "cartoon" : palette de couleur limité, traits marqués. Son avantage est de permettre une très grande fluidité d’animation et une manipulation aisée des images... Cette technique s’oppose au photoréalisme.
    Or, les décors et les véhicules (autres stars du manga) sont quasi-photoréalistes !
    Il s’en suis une désagréable dichotomie qui peut gêner l’immersion dans l’univers.
    De plus, on ne remarque guère la fluidité qu’est censé apporté cette technique... On en vient même à se demander si le studio d’Appleseed-le-film ne manquait pas simplement d’argent après avoir réalisé les décors.
    Un exemple choquant : imaginez des militaires en uniformes sur une plate-forme pétrolière battue par la pluies et les vents... Et qui reste avec leurs habits et leurs cheveux impeccables, à peine agité par un souffle d’une douce brise...

    Mais bon, on parvient (difficilement) à mettre de coté ce graphisme des personnages.
    L’histoire est prenante et menée à tambour battant.
    Le scénario est assez riches, sans égalé celui du manga (évidemment, vu la durée du film).
    La encore, un mauvais choix a été fait : encore une fois on a sacrifier à l’obligatoire durée de 1h45 (pourtant le Seigneur des Anneaux a montré qu’on pouvait faire des film long et prenant !).
    Le background des personnages est donc expédié et le non-spécialiste risque d’être un peu perdu par les conflits politiques et les histoires entre bioroïdes (clones humains sans sentiments, sans fonction de reproduction, sensé tempéré les débordements humains), IA (Olympus est géré par un ordinateur, dont les décisions parfois sans sentiments sont tempérées par un conseil de sages humains) et humains (qui détiennent le pouvoir militaire). Ajoutons à ça les problèmes des cyborg comme Briaros (humains mais transformé en robot suite à des blessures).
    Cet univers foisonnant peut perdre le néophytes (voire même l’initié), surtout avec une durée aussi courte.
    De plus, cette durée et l’obligation d’avoir un scénario dynamique et riche en rebondissement oblige à laisser de coté les relations entre personnages (L’importance d’Hitomi, les relations humains/bioroïdes, le passé de Dunan et Briaros, tout cela n’est qu’à peine abordé).
    Ceux-ci paraissent donc un peu froid. On a l’impression qu’ils se retrouvent parachuter dans différents événements et on a parfois du mal à comprendre les motivations ou les complots de chacun.

    Malgré tout, on passe un bon moment sans s’ennuyer et les fans seront enthousiasmer de découvrir Olympus et les mechas en couleur et en animé et un scénario classique de Shirrow. Bref, une semi-réussite.

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