Le 5 avril 2026
Entre nature et transmission, une incroyable épopée qui offre des paysages somptueux pour regarder le monde autrement.
- Réalisateur : Gilles de Maistre
- Acteurs : Kev Adams, Nahel Tran, Nahil Bouazzaoui, Zayn Sekkat, Neige de Maistre
- Genre : Aventures, Film animalier, Film pour ou sur la famille
- Nationalité : Français
- Distributeur : Studio Canal
- Durée : 1h32mn
- Âge : À partir de 5 ans
- Date de sortie : 8 avril 2026
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Résumé : Sun, âgée de quatorze ans, a publié un livre inspiré d’une histoire que son grand-père lui racontait : l’incroyable histoire d’Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l’âge de deux ans au cours d’une tempête de sable dans le désert, qui a ensuite été recueilli et élevé par un couple d’autruches. Mais lorsque Sun est invitée à visiter le Sahara, elle se rend compte qu’Hadara est peut-être plus qu’une simple histoire pour s’endormir.
Critique : En 1969, avec L’enfant sauvage, François Truffaut étudiait le cas de Victor, un gamin d’une dizaine d’années, abandonné en pleine forêt et élevé par des loups. Presque soixante ans plus tard, Gilles de Maistre se penche sur le sort de Hadara, un tout jeune garçon que sa mère égare dans le désert, après voir voulu rattraper son dromadaire en fuite. Si ces deux récits s’inspirent d’histoires vraies et posent les questions fondamentales de la socialisation et de l’avenir d’un enfant qui n’a connu ni langage, ni structure sociale, leurs similitudes s’arrêtent là. Car à l’austérité scientifique du premier s’opposent les couleurs chaudes d’espaces infinis, symbole d’aventures et de liberté, du second.

- Copyright Studio Canal
Gilles de Maistre a gagné ses galons de réalisateur grâce à son talent à mettre en scène enfants et animaux. On retiendra, parmi ses films les plus récents Mia et le lion blanc, Le loup et le lion et Le dernier jaguar. Reprenant ses thématiques favorites (l’amitié entre un enfant et un animal dans un cadre exotique) et s’inspirant du livre Hadara, l’enfant autruche de Monica Zak, une autrice suédoise, il repart sur la voie de la fable écologique pour bâtir un spectacle assez contemplatif pour émerveiller toute la famille et assez espiègle pour toucher les plus petits.
Les scènes alternent entre notre époque contemporaine où la jeune Sun évoque son lien avec son grand-père, conteur d’histoires, et les vues réelles du désert marocain où vécut, au début du siècle dernier, le jeune Hadara de deux à douze ans, choyé par une famille d’autruches, à laquelle il adapta son mode de vie.

- Copyright MAI JUIN PRODUCTIONS - STUDIO CANAL - UMEDIA PRODUCTIONS
La mise en scène privilégie les grands espaces pour nous immerger dans ce monde minéral mais certes bien vivant, tandis que la caméra capte avec tendresse toutes les émotions de cet adorable bambin dont on partage pleinement les moments de détresse, mais aussi les jeux avec les animaux qui l’adoptent et qu’il adopte. Un clin d’œil discret pour laisser filer l’idée qu’avec un peu de bonne volonté, tous les peuples, toutes les races et tous les genres peuvent s’entraider et vivre en bonne harmonie. Plus soucieux de faire souffler un air d’impétuosité que de délivrer un message moral, le récit ternit néanmoins sa magie au détour d’une anecdote malencontreuse autour d’une équipe de producteurs hollywoodiens cupides. De vilains personnages bien vite corrigés par un Kev Adams au grand cœur, arrivé à point nommé pour reconnecter Hadara à la vie des hommes et attirer le jeune public à lui.
En plus d’être un récit initiatique d’une beauté incontestable, L’enfant du désert peut se féliciter d’avoir permis aux animaux présents sur le tournage d’échapper à un bien triste destin. Les autruches, initialement élevées pour la maroquinerie, vivent désormais dans un refuge à Marrakech. Quant aux fennecs, capturés et enfermés dans le salon d’une famille, ils devraient être sous peu rendus à la nature. Une bien belle histoire sans aucun doute !
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