Le 14 avril 2026
Plus long et bavard que le précédent opus, Wedding Nightmare : Deuxième partie oublie ce qui faisait le sel du premier film et se prend rapidement les pieds dans la robe de mariée.
- Réalisateurs : Matt Bettinelli-Olpin - Tyler Gillett
- Acteurs : Elijah Wood, Sarah Michelle Gellar, Kevin Durand, Kathryn Newton, Shawn Hatosy, Samara Weaving, David Cronenberg, Dan Beirne
- Genre : Thriller, Épouvante-horreur
- Distributeur : The Walt Disney Company France
- Durée : 1h48mn
- Titre original : Ready or Not 2: Here I Come
- Âge : Interdit aux moins de 12 ans
- Date de sortie : 8 avril 2026
L'a vu
Veut le voir
Résumé : Peu après avoir échappé à l’attaque sans merci de la famille Le Domas, Grace découvre qu’elle vient d’atteindre un nouveau niveau dans ce jeu cauchemardesque – et elle aura à ses côtés sa sœur dont elle s’était éloignée, Faith. Elle n’aura qu’une seule chance pour à la fois survivre, protéger sa sœur et revendiquer le Haut Siège du Conseil qui gouverne le monde. Cette fois, quatre familles rivales la traquent pour s’emparer du trône, et celle qui l’emportera aura le pouvoir absolu.
Critique : Le premier Wedding Nightmare n’était pas ce qu’on appellerait un grand film mais fonctionnait avant tout en tant qu’efficace midnight movie, armé d’un pitch simplissime (une partie mortelle de cache-cache chez des rupins déviants, à mi-chemin entre Get Out et À couteaux tirés), doublé d’un sous-texte qui n’avance pas masqué (en gros : les riches sont des parasites littéralement démoniaques dont il faut se charger avant qu’eux se chargent de vous). Un succès surprise devenu une carte de visite suffisamment marquante pour propulser ses auteurs Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett – crédités sous le pseudonyme commun de Radio Silence – des soubassements de la série B fauchée jusqu’au Mont Olympe hollywoodien, où ils ont pu ramener à la vie des franchises moribondes (Scream, Frankenstein et bientôt La Momie). Et donner à leur hit une suite qu’on n’attendait pas de pied ferme mais dont l’existence semblait inévitable.
Séquelle qui suit le modus operandi éhonté énoncé par le grand John McClane il y a déjà plus de trois décennies dans 58 minutes pour vivre, matrice de toutes les mauvaises suites hollywoodiennes : « J’arrive pas à y croire. Un autre sous-sol, un autre ascenseur. Comment la même chose peut-elle arriver deux fois au même type ? » Comment, en effet, justifier qu’arrivent une deuxième fois les mêmes péripéties aux mêmes personnages après un film conçu pour être autonome ? Tentative de réponse esquissée par Radio Silence : en faisant la même chose que tout le monde.
De fait, l’extension du domaine de la baston qu’entreprend la néo-saga Wedding Nightmare ressemble à s’y méprendre aux « lores » déjà explorés par tant de franchises hollywoodiennes – Insaisissables ou John Wick, pour ne citer qu’elles. Désormais, l’affrontement binaire façon Chasse du Comte Zaroff du premier volet ne suffit plus ; ici, on apprend que six familles richissimes et décadentes vont jusqu’à commettre des rituels sataniques afin d’obtenir le « Haut Siège » d’un Conseil, semble-t-il responsable de tous les malheurs du monde — et même de l’assassinat de JFK ! —, dans lequel la pauvre Grace, immarcescible héroïne du premier volet, a mis sans le savoir le pied — le droit, celui qui porte malheur.(Question annexe : peut-on encore taxer de fantasme hollywoodien cet énième complot globaliste alors qu’on vit maintenant dans une ère post-Jeffrey Epstein ?)

- © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved.
Le hic, c’est que, en se concentrant sur la cartographie de cet univers, péniblement explicité à coups de longues tirades verbeuses, cette séquelle se prend bien trop au sérieux et laisse derrière elle ce qui faisait le charme forain du premier opus, jeu de massacre quelque part entre le train fantôme et le labyrinthe des miroirs. Fin de partie, alors ? Loin de là, subodorera-t-on : le succès modeste mais suffisant rencontré par ce second volet et le fantasme aisément partageable sur lequel il repose (quoi de plus jouissif, pour le spectateur lambda, de voir dessouder des riches ?) nous incitent à penser que Grace n’a pas tout à fait fini d’en découdre avec le Malin et ses innombrables suppôts. Après tout, comme aurait dit Lomepal : « t’aimes pas trop le 666, mais le 666 t’aime... »
Galerie photos
Votre avis
Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.
aVoir-aLire.com, dont le contenu est produit bénévolement par une association culturelle à but non lucratif, respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. Après plusieurs décennies d’existence, des dizaines de milliers d’articles, et une évolution de notre équipe de rédacteurs, mais aussi des droits sur certains clichés repris sur notre plateforme, nous comptons sur la bienveillance et vigilance de chaque lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe. Ayez la gentillesse de contacter Frédéric Michel, rédacteur en chef, si certaines photographies ne sont pas ou ne sont plus utilisables, si les crédits doivent être modifiés ou ajoutés. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.























