Le 6 novembre 2026
Une palpitante aventure fantastique dans un Japon vaincu par la guerre, qui peine encore à surmonter le traumatisme d’Hiroshima. Ce Godzilla d’un nouveau genre renouvelle avec brio la série.
- Réalisateur : Takashi Yamakazi
- Acteurs : Min Tanaka, Ryūnosuke Kamiki, Sakura Andō, Takamaru Sasaki, Hidetaka Yoshioka, Munetaka Aoki , Minami Hamabe, Yuki Yamada
- Genre : Science-fiction, Fantastique, Film de monstre
- Nationalité : Japonais
- Distributeur : Apollo Films, CGR Events
- Durée : 2h15mn
- Âge : Interdit aux moins de 12 ans
- Date de sortie : 4 novembre 2026
- Voir le dossier : Dossier Godzilla
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Résumé : La guerre a détruit le Japon. Godzilla a réduit ses ultimes espoirs à zéro. Deux ans ont passé. Depuis, le pays se bat sans relâche pour se relever et retrouver peu à peu une vie quotidienne. Alors que l’humanité commence enfin à renouer avec une paix difficilement acquise, une nouvelle menace surgit et anéantit tout espoir en un instant. Il n’y aura pas de troisième fois. Tout s’achève ici.
Critique : Voilà un film qui ne s’embarrasse pas de dialogues. L’action est immédiate, avec ce monstre sorti de nulle part, semblable à un dragon digne du Seigneur des Anneaux, qui détruit sans vergogne une ville japonaise. La bête crache du feu et fait s’écrouler tous les immeubles sur son passage. Les morts pleuvent, tandis que le fameux Godzilla, abattu lors d’une précédente bataille, renaît de ses cendres. Une nouvelle guerre s’engage alors entre les deux monstres, avec, au milieu, des humains prêts à toutes les compromissions pour sauver leur propre peau.
Godzilla Minus Zero est moins un film de monstres nourris aux déchets nucléaires qu’un hommage émouvant au drame d’Hiroshima. Huit décennies après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le souvenir tragique de la bombe continue de hanter l’imaginaire japonais. Le patriotisme nippon ne se discute pas lorsqu’il s’agit de combattre des bêtes préhistoriques, cruelles et insatiables, mais le propos devient aussitôt plus ambigu lorsque des Américains s’invitent dans la bataille pour abattre Godzilla. Le long métrage va ainsi bien au-delà du simple récit de science-fiction, flirtant avec le pamphlet politique.

- Copyright © 2026 TOHO
Godzilla Minus Zero en met plein les yeux. Les scènes de destruction des villes sont proprement stupéfiantes. Les monstres sont aussi fascinants qu’effrayants, avec leurs crachats de matières atomiques qui balaient littéralement tout ce qui ressemble à des êtres humains sur leur passage. La fiction prend alors des accents de fin du monde, dans un esprit de catastrophisme tragique. Le ton est ouvertement mélancolique. Takashi Yamazaki ne cherche pas à multiplier les effets spéciaux ni les aventures palpitantes. Son enjeu est de montrer la fragilité de l’empire japonais, hanté par une guerre qu’il n’a pas vraiment digérée, ainsi que sa position stratégique délicate entre les États-Unis impérialistes et la Chine.

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Le récit raconte en réalité le commencement des aventures de Godzilla. À la manière des films de zombies, le monstre existe sans que l’on sache vraiment ce qui a provoqué son apparition. Cet épisode inaugural donne théoriquement l’impulsion à tous les autres, quelles qu’en soient les formes (longs métrages ou dessins animés). Mais surtout, il donne le ton d’une vision très désenchantée du monde, a fortiori capitaliste.
Les personnages féminins, et notamment une mère qui a perdu un œil à la suite de la dernière bataille contre Godzilla, ainsi que sa fille, portent l’espoir d’un renouveau. C’est par elles que le monde va gagner en sérénité. Les hommes qui les entourent se comportent en vagues suiveurs, sans envergure, ou en manipulateurs délétères qui confondent l’intérêt général avec leurs préoccupations particulières. Ce blockbuster innovant est donc également féministe, ce qui est rare dans le genre, et amplifie le sentiment de réussite totale.
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