Le 1er mai 2026
Une comédie enlevée et divertissante qui ne se renouvelle pas vraiment mais qui prend cependant le temps de s’attarder sur les difficultés actuelles de la presse.
- Réalisateur : David Frankel
- Acteurs : Meryl Streep, Kenneth Branagh, Lucy Liu, Justin Theroux , Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci, Lady Gaga, B.J. Novak, Tracie Thoms
- Genre : Comédie dramatique
- Nationalité : Américain
- Distributeur : The Walt Disney Company France
- Durée : 1h59mn
- Titre original : The Devil Wears Prada 2
- Date de sortie : 29 avril 2026
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Résumé : Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.
Critique En 2006, Le Diable s’habille en Prada nous ouvrait les portes de l’univers impitoyable de la mode, avec les affres, les joies, les peines de ses personnages aux dents affûtés. Vingt ans plus tard, dans un monde à la fois plus rude et policé, nos créatures à sang-froid qui ont perdu de leur mordant tentent de se frayer un chemin entre maintien du pouvoir et pressions financières, pour la sauvegarde de ce magazine de mode qui leur tient lieu de famille.

- Copyright 20th Century Studios
Andy Sachs (Anna Hathaway), autrefois assistante de Miranda Priestly (Meryl Streep), est désormais une journaliste réputée. Elle vient d’ailleurs d’être récompensée d’un prix prestigieux, ce qui ne la protège pas d’un soudain licenciement. De son côté, Miranda ne semble plus être tout à fait à la hauteur des fonctions de rédactrice en chef du prestigieux Runway. La direction du journal, soucieuse de préserver son lectorat et ses bénéfices et de dynamiser la ligne éditoriale, choisit d’embaucher Andy, miraculeusement à nouveau sur le marché de l’emploi. Un affront pour Miranda qui finit pourtant par admettre que la solidarité et l’entraide pourraient bien être les meilleurs atouts dans cette guerre qu’on lui impose.
C’est avec un incontestable plaisir que l’on retrouve ces décors luxueux et ces costumes somptueux destinés à recréer l’ambiance glamour qui avait fait le bonheur des adeptes de la première version. De quoi égayer un scénario qui, malgré quelques dialogues assez finement ciselés pour prêter à sourire, se perd dans une confusion de thèmes. Si fort heureusement la deuxième partie bénéficie d’une mise en scène plus rythmée, cette comédie parodique vaut, avant tout, pour son casting haut de gamme, pourtant sérieusement édulcoré.

- Copyright 20th Century Studios
Le personnage phare en est incontestablement Meryl Streep. Cependant, la laconique, royale et méprisante patronne d’il y a vingt ans n’est plus. Vaincue par ces nouvelles technologies qui la dépassent, confrontée à une jeunesse qui la fuit, elle accepte de descendre de son piédestal pour préserver la place que l’on veut bien encore lui accorder. Là où elle perd en causticité, elle gagne en légèreté. Si certains seront touchés par cette vulnérabilité assumée inattendue, d’autres regretteront son impertinence et ses répliques cinglantes. Emily Blunt (Emily Charlton) endosse désormais le rôle de la méchante sans toutefois convaincre, la faute à une composition trop caricaturale. Si le duo Meryl Streep/Anne Hathaway constitue le principal vecteur de facétie grâce à l’évidente complicité entre les deux actrices, c’est à Stanley Tucci, sous les traits de Nigel, que l’on doit la plus belle part d’émotion. Soutien dévoué et discret de Miranda, il fait rejaillir sur celle pour qui il nourrit une admiration sans bornes ce petit plus d’humanité qui lui manque encore.
En troquant l’humour noir du début des années 2000 contre la mélancolie d’un monde en pleine mutation, le film perd de son éclat mais reste un divertissement plaisant grâce à quelques gags réussis, à des seconds rôles (dont Kenneth Branagh) venus efficacement soutenir un quatuor d’acteurs prestigieux et une bande originale particulièrement décoiffante réunissant l’icône Lady Gaga et la révélation Doechii. Que du beau monde assurément !
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