Le 20 octobre 2026
Ce mélodrame exotique, typique du cinéma français des années 1930, est signé de l’Autrichien Georg Wilhelm Pabst et réunit une distribution en partie cosmopolite.
- Réalisateur : Georg Wilhelm Pabst
- Acteurs : Mila Parély, Louis Jouvet, Élina Labourdette, Valéry Inkijinoff, Gabrielle Dorziat, Raymond Rouleau, André Alerme, Robert Manuel, Dorville , Marcel Lupovici , Christl Mardayn
- Genre : Drame, Noir et blanc
- Nationalité : Français
- Distributeur : Lux Compagnie Cinématographique de France (LUX)
- Durée : 1h40mn
- Date de sortie : 25 octobre 1938
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Résumé : Dans la cosmopolite Shanghaï, Kay Murphy (Christine Mardayne), une émigrée russe, est la chanteuse vedette d’un cabaret géré par des individus peu recommandables, membres de la bande du « Serpent Noir ». Pour garder sa place et assurer le coût de la pension de sa fille Véra (Élina Labourdette), Kay en accepte les règles injustes et doit subir le retour d’Ivan (Louis Jouvet), l’un des chefs que l’on croyait mort.
Critique : Georg Wilhelm Pabst, d’origine autrichienne, fait partie des cinéastes européens ballotés par le nazisme et la Seconde Guerre mondiale. Mais, contrairement à beaucoup de ses pairs, il s’est accommodé du régime hitlérien en tournant en Allemagne juste après son avènement, puis de 1940 à 1945. À l’époque du muet, il a réalisé plusieurs films marquants avec Greta Garbo et Louise Brooks, notamment le fameux Loulou, en 1929.

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Le drame de Shanghaï fait partie des longs métrages que Pabst a réalisés en France entre les deux périodes précitées. Le film est typique d’un certain cinéma exotique de l’époque. Il a pour cadre la situation troublée que connaissait Shanghaï au début des années 1930. Ce mélodrame a pour héros André Franchon (Raymond Rouleau), un jeune journaliste, cousin de Tintin, qui prend fait et cause pour la chanteuse et sa charmante fille.
Si le sujet et la mise en scène ne présentent rien d’exceptionnel, on peut souligner la qualité de la distribution : Louis Jouvet en gangster balafré, Raymond Rouleau, distingué et futé ; André Alerme, son chef péremptoire aux prémonitions fantaisistes ; ou encore Élina Labourdette, que l’on retrouvera plus tard chez Robert Bresson, et Dorville en titi parisien mal embouché. L’actrice autrichienne Christine Mardayne (en fait, Christl Mardayn) faisait là l’une de ses rares incursions dans le cinéma français. Et, comme souvent à cette époque, les personnages qui incarnent les autochtones sont pratiquement sacrifiés, hormis celui d’un chef chinois roué et cruel qui, paradoxalement, est incarné par Valéry Inkijonoff, lequel était russe !
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