Critique

CINÉMA

Good night, and good luck - la critique

Le film rouge

Le 5 mars 2009

George Clooney part en guerre contre le maccarthysme dans un second long qui confirme sa conscience politique et critique.

  • Ilsa 20 décembre 2005
    Good night, and good luck - la critique

    Vu aujourd’hui ce second film de George Clooney.
    J’avais beaucoup aimé confessions d’un homme dangereux qui déjà traitait de télévision. George Clooney revient avec un nouveau sujet sur la télévision en particulier et les média en général dans Good Night and gook luck. Normal que ce sujet intéresse Clooney : son père a été journaliste de tv pendant 30 ans.
    Le film dont il est question traite du journaliste edward R Murrow, journaliste sur CBS qui, dans les années 50 a dénoncé les pratiques du sénateur McCarty.
    Ce film en noir et blanc, très "ambiance de l’époque" pose des questions cruellement d’actualité. Où en est la liberté de l’information face aux pressions politique et encore pire face aux pressions commerciales ?
    Peut-on se fier à l’information ?
    Clooney réussit à offrir un film fin, intelligent, à distance, intéressant et éclairant.
    Un très bon second coup pour Clooney réalisateur donc. Ca fait du bien de sortir d’une salle obscur en ayant l’impression d’avoir non seulement appris quelque chose mais réfléchit à des questions qui nous concerne tous en cette ère de sur-information...

  • Stéphanie Alves 7 janvier 2006
    Good night, and good luck - la critique

    Excellent film !
    Tout en retenue, tout en finesse, tout en ombres et lumières.
    Clooney a su relater une époque où la paranoïa et la bêtise humaine étaient contagieuses.
    historiquement c’est intéressant car on assiste à la naissance du conflit des médias : libres ou pas ? Le débat n’a pas changé, le contexte seul évolue mais les questions sont les mêmes.

  • evans 10 mars 2006
    Good night, and good luck - la critique

    Le maccarthysme était-il compatible avec un journalisme indépendant ? Le maccarthysme était-il seulement compatible avec la notion d’intelligence ?
    « Good night and good luck » apporte une réponse à ces deux interrogations : non.

    En décrivant le parcours d’Edward R. Murrow, George Clooney retrace tout un pan de l’histoire sombre des Etats-Unis. Pris dans une paranoïa anti-communiste sans discernement, les Etats-Unis ont frappé à l’aveugle communistes (parfois), personnes qui avaient eu un contact avec un communiste, personnes qui avaient croisé un communiste, homme qui avait vu l’homme qui avait vu l’ours (communiste).

    A la tête de cette vaste hystérie, le sénateur Joseph McCarthy, a chassé les moulins à vent avec une rare constance. Sa guéguerre contre Murrow illustre, d’une part, les travers d’un système malade, d’autre part, la capacité d’un pays démocratique à secréter des contre-pouvoirs efficaces.

    Ce double constat fait écho à la situation américaine actuelle. Si le système est resté malade, les contre-pouvoirs ont, hélas, reculé, la faute à la raréfaction de l’information dans les médias que Murrow n’a eu de cesse de dénoncer. De fait, la télévision est devenue une coquille vide, faite de divertissements abêtissants.

    Une belle démonstration de George Clooney, plus engagé que jamais.

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