Le 1er décembre 2024
Un précepteur revient à Baden-Baden pour s’occuper des enfants de son employeur, un général ruiné. Cette adaptation plutôt ratée de Dostoïevski n’est même pas sauvée pas sa distribution.


- Réalisateur : Claude Autant-Lara
- Acteurs : Gérard Philipe, Julien Carette, Bernard Blier, Françoise Rosay, Alice Sapritch, Sacha Pitoëff, Liselotte Pulver, Nadine Alari, Jean Danet, Suzanne Dantès , Jean-Max
- Genre : Comédie dramatique
- Nationalité : Français, Italien
- Distributeur : Gaumont Distribution
- Durée : 1h52mn
- Date de sortie : 26 novembre 1958

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Résumé : Alexei (Gérard Philipe) revient à Baden-Baden, ville de jeux, après un séjour à Moscou où il s’est occupé d’Antonia (Françoise Rosay) la tante malade du général Zagorianski (Bernard Blier), son employeur : il est le précepteur de ses enfants les plus jeunes et est amoureux de Pauline (Liselotte Pulver), sa fille aînée.
Critique : Claude Autant-Lara a souvent adapté de prestigieux romanciers. Après une belle réussite pour La traversée de Paris tiré de Marcel Aymé, et avant le non moins réussi En cas de malheur d’après Georges Simenon, il s’attaquait à Fiodor Dostoïevski avec le concours du duo de scénaristes chevronnés Pierre Bost et Jean Aurenche, sans oublier François Boyer.
- Copyright Franco London Films/Zébra Films
Malheureusement, le film ne réussit pas à recréer l’univers du romancier russe, et se contente d’enchaîner mollement les séquences avec un nombre important de personnages dont on comprend parfois mal les motivations. Le drame tourne même à une sorte de comédie de boulevard quand arrivent Bernard Blier, puis Françoise Rosay, qui l’un et l’autre cabotinent à qui mieux mieux. On n’est pas forcément plus convaincu par le couple Gérard Philipe/Liselotte Pulver, lui l’air ahuri et affublé d’un rire sardonique agaçant et elle, au jeu appuyé tout à fait oubliable.
Une curiosité que cette adaptation, qui comme d’autres à la même époque, seront du pain béni pour les jeunes critiques qui précèderont l’arrivée imminente de Nouvelle Vague, et attaqueront sans retenir leurs coups les dépositaires du cinéma de qualité française dont Claude Autant-Lara reste l’un des plus emblématiques.