Critique

LIVRE

Sauvage - Jamey Bradbury - critique

Le 14 juin 2020

Farouche mais attachante, l’héroïne de Sauvage emporte le lecteur en Alaska, entre bois et glace, entre vie et mort... Le style de Jamey Bradbury, tantôt oralisé et simple, tantôt poétique et acéré, porte une histoire touchante ayant pour cœur la nature humaine.

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  • L’atelier de Litote 30 juin 2020
    Sauvage - Jamey Bradbury - critique

    Tracy est une enfant de la nature, depuis toute petite, elle a côtoyé les chiens de traineau de son père et la nature sauvage de l’Alaska. Elle a maintenant dix-sept ans et a déjà remporté plusieurs courses chez les juniors. Tracy a aussi hérité de sa mère un don rare et quasi paranormal qui lui permet de recueillir les pensées des animaux mais pas seulement. Elle aime chasser et elle est même très douée. Mais un jour au fond des bois elle se fait agresser par un homme qui prend la fuite. Tracy reprend connaissance en étant persuader qu’elle l’a tué. Elle garde tout cela pour elle et reste perturbé par l’arrivée d’un jeune homme qui va devenir leur employé. Un texte magnifique qui nous parle de l’enfance, de l’adolescence et du passage à l’âge adulte. Tout cela dans une nature plutôt hostile pour ceux qui ne la connaisse pas. Heureusement pour Tracy, elle fait partie intégrante de cette nature. Une héroïne merveilleuse qui ressent au fond de son être l’appel de la forêt, le cœur des animaux et celui des hommes. Elle nous parle d’instinct de chasse mais aussi d’instinct de survie dans des conditions extrêmes. Il y a dans ce livre beaucoup d’humanité et une frontière qui est franchie entre l’homme et l’animal. La force de vie intense foudroyante qui fait que de la vie une expérience unique. La rencontre avec l’autre, l’amour et la connaissance de soi tout dans ce texte se dévore avec un appétit carnassier. Regroupant plusieurs genres, Natural writing, récit initiatique, fantastique, journal intime… Le récit se fait à la première personne ce qui se rapproche d’un témoignage, seul la formulation des dialogues m’a un peu perturbée, le temps que je m’habitue à la tournure des « j’ai dit » en fin de phrase. Cela reste une de mes lectures coups de cœur car intense et puissante avec une belle image de la femme dans toute sa force. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/06/25/38392796.html

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