Certifié terroir français
Le 1er décembre 2024
Ce drame de la filiation est une excellente surprise que l’on peut comparer à un Châteauneuf-du-pape : acidulé, de bonne concentration et qui reste longtemps en bouche.


- Réalisateur : Gilles Legrand
- Acteurs : Lorànt Deutsch, Niels Arestrup, Patrick Chesnais, Valérie Mairesse, Nicolas Marié, Anne Marivin, Jean-Marc Roulot, Urbain Cancelier, Nicolas Bridet
- Genre : Drame, Film pour ou sur la famille
- Nationalité : Français
- Distributeur : Universal Pictures France
- Durée : 1h42mn
- Date de sortie : 24 août 2011
Résumé : On ne choisit ni ses parents, ni ses enfants ! Paul de Marseul, propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint-Émilion, a un fils, Martin, qui travaille avec lui sur le domaine familial. Mais Paul, vigneron exigeant et passionné, ne supporte pas l’idée que son fils puisse un jour lui succéder. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique... plus conforme à ses fantasmes de père ! L’arrivée de Philippe, le fils de son régisseur, va bouleverser la vie de la propriété. Paul tombe en fascination devant ce fils idéal. Commence alors une partie d’échecs qui se jouera à quatre : deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent. Et au moins l’un d’entre eux n’a plus rien à perdre...
Critique : Tu seras mon fils est un véritable drame familial au pays des grands crus, dans lequel Niels Arestrup campe un père autoritaire et charismatique écrasant littéralement les aspirations professionnelles de son fils. En ogre épicurien gonflé d’autosatisfaction, Arestrup bouffe l’écran, ce qui sied parfaitement au sujet du film. Face à cet homme, son fils Martin (Deutsch) n’a aucune chance d’exister par lui-même. Béat d’admiration et craintif comme un chaton abandonné devant la figure paternelle, l’acteur de Jet set s’en sort avec les honneurs.
Autant Malabar Princess, le premier film de Gilles Legrand, était mielleux et saturé de glucose, autant Tu seras mon fils est sec comme un coup de trique. La cruauté et le sadisme dont fait preuve Arestrup à l’égard de son fils offre de grands moments de tensions psychologiques. Hitchcock disait que si le méchant du film était réussi, le film l’était aussi. L’acteur d’Un prophète donne vie sur grand écran à une belle ordure millésimée.
L’autre personnage principal de l’intrigue, c’est le vin. Tu seras mon fils enchaîne les séquences de dégustation. À la cave comme au grenier, on déguste du Côte Rôtie, du Côte de nuit, du Romanée-Conti, du Saint-Émilion, du Ruchottes-Chambertin et consorts... Gilles Legrand, en grand passionné, nous transmet l’amour du breuvage haut de gamme avec une réalisation aux petits oignons. Le choix de situer l’action dans un vignoble est une belle métaphore : Tu seras mon fils parle de la transmission et le vin prend dans ce cas précis le rôle du sang filial. Le titre "biblique" fait également écho au sang du Christ. On a donc affaire à une œuvre pensée et construite, bref, du bon cinéma français à l’ancienne.
domdom 12 septembre 2014
Tu seras mon fils - Gilles Legrand - critique
TU SERAS MON FILS EST UN FILM PRENANT QUI M A MIS MAL A L AISEJ ETAIS EN COLERE CONTRE LA CRUAUTE DE CE PERE ENVERS SON FILS