Une affaire de famille - la critique de la Palme d’Or 2018

Menus larçins

Le 10 décembre 2018

Malgré la banalité de son titre français, le nouveau film de Kore-eda n’est pas qu’une énième histoire de famille. C’est l’occasion pour lui de creuser un terreau sociétal auquel il s’était peu frotté, et de le faire avec la finesse qu’on lui connaît. Un coup de cœur.

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Vos avis

  • 30 décembre 2018, par thais

    J’ai une question,
    La famille vit donc d’amour ...
    Ensuite nous apprenons divers secrets. Mais au final, les parents et La grand mere ont vrmt adopté ces enfants pour de l’argent ou pas ?
    Parce que moi, j’ai pense que la police ayant donc tout mal interprété, transmet donc des réalités fausses à chacun. Comme à La mere a laquelle on fait croire que juri a voulu par elle même retourne chez ses parents . Ou encore le père fait croire à son fils qu’ils ont voulu l’abandonne . Et que malgré ces réalités fausses, ils continuent de s’aimer fort tel un vraie famille ... Voilà comment je l’ai interprété . Mais il se trouve donc que tous ces secrets sont donc vrais ?
    Quelqun peut donc me confirmer ou pas ma théorie ?

  • 14 janvier, par ceciloule

    Beaucoup de finesse, oui, beaucoup de poésie et de délicatesse dans la manière de filmer, dans les comportements des personnages et la tendresse qu’ils éprouvent les uns pour les autres. Un message social également puisque Kore-Eda veut pointer du doigt le fossé social créé en partie par la politique de Shinzo Abe. On adore, même si beaucoup de questions restent sans réponse et même si la fin achève de nous perdre un peu plus... (pour en savoir plus sur mon avis : https://pamolico.wordpress.com/2019/01/14/une-famille-unie-par-le-crime-une-affaire-de-famille-hirokazu-kore-eda/)

  • 23 janvier, par Rayou

    Je suis d’accord avec Thais : pour moi les policiers dévoient la réalité affective de cette famille. Même si leur relation s’est construite sur des bases limites voir immorales, les liens étaient là, forts. L’entente et la douceur de vivre étaient bien réels. Mais ces choses là ne sont pas quantifiables. Ça ne pèse rien face aux vrais liens familiaux, reconnus par la loi, face aux actes du passé. La fable n’en est que plus forte. Cette société bien séante qui croit s’inscrire dans son bon droit ne rend pas heureux les gens. Elle empêche même la liberté d’aimer et de choisir sa famille. Le film n’en est que plus fort. C’est le paradoxe entre une vie hors la loi pleine de bonheur et une vie sociale reconnue, installée et respectée... alors que monstrueuse et aliénante.
    Le film sur 90% est un moment de légèreté. Les situations sont amenées de façon très fine, très sensible. L’histoire est vraiment belle, intéressante et donnant à réfléchir sur nous.
    Tout est bien... sauf la fin. Un trou noir. Une bobine qui manque. Un montage raté. Je ne sais pas. On reste en suspens complet pour deux des personnages, la grande fille et la petite fille. Insupportable. Quelques informations supplémentaires, succintes, auraient suffi juste à satisfaire le manque. Mais là, rien. Des actions arrêtées avant d’en voir l’aboutissement. Une porte qui s’ouvre, un sourire qui s’esquisse. Mais encore ???

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