Critique

CINÉMA

A history of violence - la critique

Immense

Le 31 juillet 2013

Cronenberg à son meilleur : attendez-vous à une jubilation stratosphérique !

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Vos avis

  • 20 novembre 2005, par franck35

    Fantastique film de Cronenberg, dans tous les sens du terme. Tellement encore imprégné de son excellent Existenz, on attend dès les premières minutes du film le moment où les personnages vont basculer dans une autre dimension, à des années lumières de leur bled paumé des Etats Unis et de leurs bons sentiments bien tranquilles. Il y a quelque chose de caché dans chacun des membres de la douce famille. La petite fille sage mais perturbée dont les rêves sont peuplés de cauchemars, le teen ager peaceful qui évite les bagarres, mais qui se révèle au moment où on l’attend le moins un caïd prêt à dégommer le village, une bonne mère de famille qui se transforme en bombe sexuelle, et surtout un père à la double identité qui porte sur sa conscience un passé de tueur sanglant. Tout nous tient en haleine, de la réalisation impécable, au casting parfait (excellente idée de retrouver William Hurt en Parrain sadique), en passant par des dialogues intelligents qui ne tombent jamais dans la caricature, alors qu’il suffirait d’un rien pour que le film tombe dans le grotesque et ressembler à une série Z. A côté de cela, on a le souffle coupé pendant près de deux heures, en Cronenberg réussi le pari d’installer un sentiment étrange, entre fascination pour cette famille et dégoût absolu. Comme à son habitude, Cronenberg brouille les pistes et s’amuse à nous faire perdre nos répères établis, dans le seul but de nous faire réflechir sur le bien le mal, le tout dans une perversité jubilatoire.

  • 20 novembre 2005, par Guerlane

    Ce film porte bien son titre, les scènes sont parfois hyper violentes effectivement... Les acteurs sont très bons et jouent juste, l’ambiance est étrange, pesante.
    L’histoire commence dans un bled paumé des Etats-Unis où un gars (Tom) mène une vie de famille paisible, essayant comme tout un chacun de gagner trois ronds en bossant durement dans son bar-restaurant ; y débarquent un jour deux malfrats qui veulent lui piquer la caisse et menacent la vie de ses employés. Tom finit par les abattre... avec une maestria (si on peut dire) qui d’abord fait de lui le héros régional puis finit par interloquer un peu ses compatriotes ; d’autant plus quand de dangereux personnages, semblant s’intéresser de près à son passé, débarquent à leur tour dans le coin pour lui tourner autour...
    En tant que spectateur on est un peu mal à l’aise de voir ce type, qui a mis son passé de côté pour mener une vie rangée, se voir rattraper malgré tous ses efforts et alors qu’il n’a rien demandé, par sa vie précédente. On se dit que le facteur chance a réellement un rôle dans ce que l’on devient, un geste en amenant un autre... On est par exemple un "fils modèle", pacifique, qui courbe le dos sous les quolibets des autres, jusqu’au jour où on pète un câble et qu’on envoie l’autre direct à l’hosto... N’importe lequel d’entre nous pourrait finalement être pris dans l’engrenage de cette "histoire de violence"...

  • 23 novembre 2005, par puremorning

    "illuminé"

    Une famille sans histoire dans un bled sans histoire et puis l’étincelle qui fait basculer le film : le restaurant tranquille de Tom Stall est braqué. Tom devient un héros malgré lui en sauvant une employée ; et en abattant deux hommes.
    Mais qui est Tom Stall ? Ce bon père de famille que tout le village aime ou un implacable tueur que croit reconnaître un gangster particulièrement tenace ?
    Le récit, rendu efficace par la grâce de la réalisation d’un David Cronenberg en pleine forme, se double d’une parabole sur la violence, la rédemption. Un homme ne peut pas fuir son passé, même avec la meilleure volonté du monde, mais cette volonté-là suffit-elle à faire oublier les actes commis lors de la vie antérieure ?
    Viggo Mortensen habite le doute du héros avec un jeu remarquable, passant de Tom-le-gentil à Joey-le-méchant en un clin d’œil. De l’art d’être un acteur protéiforme.
    Le film, lui-même, joue sur différents registres, du classicisme du début, au réalisme gore des scènes de violence en passant par l’atmosphère du film noir sur la fin. La réalisation transcende le simple exercice de style, faisant de ce puzzle formel, un chef d’œuvre d’une unité remarquable.
    Vraiment, il faut voir « A history of violence ».

  • 21 novembre 2006, par etienne2056

    David Cronenberg revient trois ans après Spider avec un grand film. Dès la première scène, un efficace plan séquence, on entre dans cette histoire de violence (comme le titre l’annonce). En effet, David Cronenberg s’attaque aujourd’hui à la violence, et en particulier la dégradation de l’homme par l’homme. Un sujet pas facile qui a suscité plusieurs tentatives décevantes auparavant. Ici, Cronenberg réussit son coup à merveille. Avec l’aide d’acteurs formidables comme Viggo Mortensen ou Maria Bello, il signe un film accompagné d’une grande mise en scène. La scène finale est d’ailleurs incroyable. Viggo Mortensen arrive à glacer le spectateur par un simple regard. C’est tout simplement formidable. Le scénario quant à lui est bon. Seulement voilà, une bonne partie du film n’est pas très originale et ne se démarque pas des autres films. Enfin, cela reste un détail, car A History of Violence n’a rien d’habituel et offre un message puissant qui prend le spectateur aux tripes. Une mise en scène impeccable pour des acteurs magistraux.

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