Le 2 mai 2026
Pialat décrit au scalpel une mort annoncée. Un drame ordinaire sans la moindre fioriture.
- Réalisateur : Maurice Pialat
- Acteurs : Nathalie Baye, Philippe Léotard, Hubert Deschamps, Monique Mélinand, Henri Saulquin, Alain Grestau, Anna Gayane
- Genre : Drame
- Nationalité : Français
- Distributeur : Les Films La Boëtie, Capricci Films
- Durée : 1h22mn
- Reprise: 7 juillet 2021
- Date de sortie : 8 mai 1974
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Résumé : Monique (Monique Mélinand), atteinte d’un cancer irréversible, passe un examen à l’hôpital. Avant son hospitalisation, elle déjeune chez son fils unique Philippe (Philippe Léotard). À table, ils se remémorent des souvenirs communs.
Critique : Dès le titre, le spectateur est prévenu : Comment meurt-on ? La gueule ouverte !
Maurice Pialat venait de connaître le le succès avec Nous ne vieillirons pas ensemble, qui valut à Jean Yanne, le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 1972, et décrivait l’affrontement sans filtre d’un couple qui se sépare. Il enchaîne avec La gueule ouverte, histoire de fin de vie qui ne prend pas de précaution dans sa narration.
Monique, dont l’hôpital ne veut plus après une période d’hospitalisation, rentre chez elle, où elle sera prise en charge par sa famille. Au rez-de-chaussée, Roger, qui tient une mercerie, essaie d’être aux petits soins entre ses relations libidineuses avec de jeunes clientes et le coup de rouge qu’il partage avec les cafetiers d’en face. Philippe, va et vient sans trop savoir ce qu’il doit faire, quand Nathalie (Nathalie Baye), son épouse, ne fait pas preuve d’une grande empathie.
La maladie gagne du terrain, et Monique tombe dans une forme de coma.

- Copyright Les Films La Boëtie/Lido Films
Pialat filme au scalpel, en forme de documentaire, pour examiner le comportement de cette famille peu soudée, mais d’une normalité qui interroge chacun de nous. La vie est morne, les événements sont pour la plupart sans intérêt, la chair est triste, et la mort inéluctable est présentée dans son effroyable banalité.
Les quatre acteurs principaux sont au diapason de ce film faussement misanthrope. Hubert Deschamps, dans un emploi peu sympathique, est particulièrement impressionnant.
Cette radicalité dans le naturalisme de Pialat explique peut-être l’échec commercial du film, malgré son bon accueil critique. Pialat signera ensuite Passe ton bac d’abord (1978), avant de connaître un vif succès avec À nos amours (1983) qui révélera Sandrine Bonnaire.
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