Critique

CINÉMA

Les noces rebelles - La critique

Road to perdition

Le 4 mars 2010

Leonardo Di Caprio et Kate Winslet se retrouvent pour un film plastiquement superbe, mais pas toujours à la hauteur de ses ambitions.

  • frederic Malengrez 26 janvier 2009
    Les noces rebelles - La critique

    "Un réquisitoire violent et frontal ....".
    "Les Noces Rebelles" nous présentent "L’amarican way of live" .....un couple qui se trouve...un "homme, une Femme" ..deux individus tentant de former un couple...deux individus...mariés cherchant la maison idéale pour fonder un foyer ...l’ homme travaille(il ne doit pas etre ouvrier, mais employé..juste un employé carriériste) ...la femme éléve les enfants ...quoi de plus banal...de plus quotidien dans ces années ...où le "home sweet home" etait une devise....Mais voilà que ce film trouve la faille...tout couple est donc constitué d’individus...des individus ayant été, bien sûr, façonnés dans un même systeme d’education fait de morales républicaines democratiques et citoyennes etc...et de conventions de rigueurs religieuses...Mais, hélas pour ces institutions, ...hélas l’être humain conserve une part entiére d’existence ..d’un besoin de pensée...donc d’imaginer..de se surprendre à faire un pas de travers ...sur un chemin tracé par une "cité", une société...sur un chemin tracé par un sois- disant "destin" écrit...L’individualisme...existe bel et bien...Voici donc deux personnages avec chacun un passé ...des envies, des ambitions...dans un état de jeunesse ...au sortir de l’adolescence .....deux personnages qui se croisent et forment un couple...Le couple parfait en apparence...
    "Les noces rebelles" brossent avec violence deux portaits ...celui d’un homme, fort en ambition, fort "en gueule" un homme qui semble vouloir quelque chose sans jamais savoir exactement que tout est possible..et qui finit comme la majeure partie des spectateurs à se fondre ,non dans le Moi , mais dans le Nous..Le Nous appelation du couple..(aussi l’homme n’est vraiment pas fait pour etre statique ..la sédentarisation est sa perte...un homme est égoiste (ou doit etre égocentrique, au sens figuré)car c’est là bien son ressentiment interieur ...ce n’est pas méchant ..c’est tout simplement ça nature..l’homme est fait pour etre conquérant, aventurier (meme si l’aventure est de petite taille..).Enfin il semblera exister ... La femme est semblablement différente ,déjà par sa maturité précoce...mais aussi par son besoin de maternité...qui se prononce plus tôt que chez son compagnon de voyage...La femme recherche vite à faire un nid et choisir un "mâle" qui lui semblera suivant une logique et psychologique, etre un "géniteur" idéal...Le film nous propose une vision quelque peu subversive à l’égard de cette "american way of live"...Nous assistons à un couple déchiré allant d’esclandre en dispute, d’orage en violent coup de vent...trouvant la solution ...la solution qui consiste à ne pas etre lâche vis à vis , pour le personnage masculin, de ses ambitions de jeunesses..et pour le personnage féminin vis à vis de l’amour qu’elle porte pour son conjoint(et non son couple)Une solution immature ...non...certainement pas...une solution bien marginale et bien pesée...Recommencer une vie ailleurs...rechercher à vivre suivant un autre mode de vie...aprés tout notre moyenne d’âge etant de 75 ans..pourquoi ne pas vivre 5 à 6 fois differemment, suivant d’autres codes durant notre existence...Voilà bien le théme du film : La lâcheté...cette lacheté qui nous habite..et qui est tout à fait normale..puisque nous avons été éduqué ou plutôt malmené, suivant un bon nombre d’interdits, de tabous et surtout de précautions...tout ceci favorisant la peur, la crainte et la culpabilité...Nous sommes ainsi lâche ...Lache d’avorter nos envies d’adolescent, lâche d’étouffer nos ambition de jeunesse..par crainte, par peur...et voilà que nous n’existons plus..nous devenons une société,avec des codes bien établis..nous nous fondons ..nous nous oublions..alors seuls quelques artifices semblent nous prouver de temps à autre que nous exitons que nous sommes une entité bien distinct...ses artifices sont l’adultére, l’alcool,l’emploie,le racolage télévisuel,la politique etc...seul moment compassatoire...A vingt nous faisons déjà semblant d’exister... (une bonne situation pour la mémoire de nos péres...un foyer digne de ce nom pour la mémoire de nos méres) .puis en quelques semaines les décors se sont installés (une entreprise, un bureau ,une maison , "vraissenblablement" des amis...etc..). en quelques mois le rôle que l’on jouera toute sa vie est ancré en nous...en quelques années .......................
    Ce film est frontal..Le spectateur se remue sur son siége, tente de comprendre le personnage de Dicaprio, culpabilisant le soir de son anniversaire....Ce film tente de nous montrer une femme qui est prête à vouloir vivre "avec" son mari, conjoint, compagnon..et non de vivre "pour" son conjoint...
    Le film trouve veritablement le regard critique qu’il tente de poser et de déposer aux pieds de nos mémoires...une critique acerbe sur les conventions et les rapports conflictueux ou lissés par la vie en société..des rapports sans aucunes importances d’ailleurs, des billevesés de toutes sortes qui ne sont rien face au fait de vivre et d’exister...

    Je n’écris rien sur le scenario de ce film ..je n’en dis pas plus sur le ressort psychologique des personnages.Le discours que je viens de faire suffit, peut etre à montrer que tout ce que ce film à tenté de nous mettre sous les yeux ; il le fait avec brio.Deux ou trois secondes, peut etre quelques minutes..le spectateur quitte le film et songe à sa propre vie ...La lâcheté de se dire trés humain et de faire don de quelques centimes à un sdf...au lieu de lui donner son mois de salaire...la lacheté de faire semblant et enfin de s’habituer à vivre dans sa coquille..La lâcheté qui rassurons nous est commune et fait le lot de tous...cette lacheté gommée, effacée vite fait de nos esprits par un systême communautaire et une notion de groupe...Le personnage de Kate Winslet a la faiblesse de ne pas etre lâche...Elle ne fait pas "semblant"..elle ne joue pas...elle ne tient pas le rôle d’une mére de famille..elle ne tient pas le rôle d’une femme parmis tant d’autres ...elle joue avec sa nature ..sa nature sensorielle et sentimentale...

    La mise en scéne de plateau ,la direction des acteurs est tenace ...les scénes sonnent "vraies"....La séquence de la representation théâtrale est un morceau de vie, une piece de puzzle...cette sequence nous montre le personnage de Kate Winslet ayant, peut etre, réaliser une de ces envies ..celle d’etre comédienne...malheureusement le talent ne semble pas accompagner ce personnage feminin....il est interessant de voir que ce morceau, cette piece de puzzle, bref cette sequence, pourrait etre monter et coller dans le film à bien des moments...Le personnage s’est pris en main , a tenté quelque chose...Elle(la sequence) est ici placée durant la premiére demie heure...par soucis de rythme ,mais aussi de force narrative...Elle nous présente les personnages, leurs caractéres ...le personnage de Dicaprio faisant maintes sourires fanées...(frustration et castration )Le personnage de Kate Winslet désillusionnée quant à son espoir d’une vie différente (par manque de talent) d’une vie en tant que femme, non pas au sens générale du terme, mais bien d’une vie de femme en tant qu’individue.

    Je mets ici un logotype : "oeil" permettant de noter ce film ..mais avec amerturme... car l’art (meme le 7éme) ne peut en aucun cas s’évaluer ...de la sorte.

  • Norman06 29 avril 2009
    Les noces rebelles - La critique

    Ce beau récit d’un couple pris au piège du conformisme emprunte une tonalité cassavetienne surprenante dans la production anglosaxonne courante. En dépit de quelques passages académiques, le film confirme le savoir-faire de l’auteur de American Beauty et permet à DiCaprio et Winslet de réaliser un étonnant doublon de couple de cinéma.

  • roger w 4 août 2009
    Les noces rebelles - La critique

    Ce très joli film emporte l’adhésion grâce à l’interprétation magistrale du couple Winslet / Di Caprio. La mise en scène, plutôt classique, crée une tension de chaque instant. Malheureusement, l’ensemble tend à être un brin répétitif. Heureusement, la fin permet de rattraper ces quelques errements narratifs.

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