Le 3 avril 2026
Claude Sautet réinvente le triangle amoureux en le détournant vers un portrait humain aussi terrible que feutré.
- Réalisateur : Claude Sautet
- Acteurs : Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil, André Dussollier, Brigitte Catillon, Myriam Boyer , Maurice Garrel, Elizabeth Bourgine, Jean-Claude Bouillaud
- Genre : Drame, Romance
- Nationalité : Français
- Distributeur : Les Acacias, AFMD Distribution
- Durée : 1h45mn
- Reprise: 11 mars 2026
- Date de sortie : 2 septembre 1992
- Festival : Festival de Venise 1992
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– Reprise en version restaurée : 11 mars 2026
Résumé : Maxime (André Dussollier) et Stéphane (Daniel Auteuil) travaillent ensemble dans la lutherie. Le premier s’occupe des clients et le second fabrique ou restaure des instruments à cordes.
Critique : Après la parenthèse de Quelques jours avec moi (1988) qui relevait de la comédie grinçante, Claude Sautet retrouvait les scénaristes Jacques Fieschi et Jérôme Tonnerre, pour revenir à une histoire d’amour et d’amitié renouant en partie avec les thèmes de ses films des années 1970.
Maxime, bon communicant, tout en étant très sérieux, inspire entière confiance à une clientèle particulière et très exigeante. Il forme un binôme parfait avec Stéphane, silencieux, solitaire et mystérieux . L’entente est parfaite jusqu’à ce que Maxime présente sa nouvelle petite amie Camille (Emmanuelle Béart) à Stéphane.
Cette dernière, violoniste professionnelle très talentueuse, va très vite être intriguée par le comportement distant de Stéphane.

- © StudioCanal
Sautet, qui filmait la ville comme personne, alterne les ambiances, entre d’un côté le calme feutré des ateliers de lutherie et des studios d’enregistrement, et de l’autre le grouillement bruyant des rues parisiennes et de ses bistrots et restaurants, dans lesquels s’échangeront les rares confidences des trois protagonistes.
Film de la retenue et du non-dit extrêmement délicat autour d’un homme qui ne parvient pas à exprimer ses sentiments ou si peu, Un cœur en hiver est porté par une excellente distribution : la classe pour André Dussollier, la fragilité pour Emmanuelle Béart et le mystère pour Daniel Auteuil, qui confirmait un incroyable changement vers des rôles dramatiques entamé avec le diptyque Jean de Florette et Manon des Sources de Claude Berri (1986).
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