Critique

CINÉMA

Arrietty - Le Petit monde des Chapardeurs - la critique

La relève de Miyazaki

Le 16 janvier 2011

Pour son premier film, Hiromasa Yonebayashi, jeune réalisateur du studio Ghibli, signe une œuvre intimiste mélancolique sous l’influence de Miyazaki.

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  • Jujulcactus 29 janvier 2011
    Arrietty - Le Petit monde des Chapardeurs - la critique

    Le dernier né du studio Ghibli semble marquer un tourant important pour un studio très traditionnel car plus international que d’habitude, Disney se chargeant de la distribution, une française étant aux commandes de la bande son, et une première réalisation pour Hiromasa Yonebayashi. Un vent de nouveautés souffle sur l’animation japonaise néanmoins le scénario est adapté et réécrit par le maître (Miyazaki) : une valeur sûre ! C’est l’histoire d’une jeune fille de 14cm qui vit avec ses parents sous une maison de campagne et qui va rencontrer par sa faute un humain, phobie de ces petits êtres. Mais les deux personnages lient une sorte de relation distante et secrète, qui tire sa force dans la complémentarité de leur caractère et de leur existence, le garçon est calme et malade, la chapardeuse volontaire et débrouillarde, il a besoin d’espoir, elle de gros bras mais les deux évoluent dans un monde qui leur demande beaucoup d’efforts... Une petite héroïne dans la lignée de celles de Miyazaki, intrépide et forte tête, à laquelle on s’attache très vite. Si le scénario est bien écrit, on le positionnera entre les oeuvres gentillette et poétique du maître (Ponyo, Totoro) et ses aventures riches et fantastiques (Chihiro, Château ambulant) pour son message engagé et sensible sous un récit assez simple et linéaire. Inutile de préciser la beauté des images et de la bande son qui envoûtent littéralement le spectateur, le font planer dans un autre monde aux milles couleurs ! Cette petite féérie queYonebayashi arrive a installer est magnifique, les petites touches d’humour toujours sympas, celles d’émotions toujours très justes. Il tire beaucoup parti du jeu d’échelle entre les maisons et avec les objets que les petits êtres utilisent. S’il le fait simplement, le studio nous livre là une bien jolie histoire prenante et touchante qui ne manque pas d’inspiration, ni d’âme, peut être un peu d’extravagances. A une distance respectable des chefs d’oeuvre de Miyazaki dont il ne renie pas l’influence (Totoro, même Chihiro quand elle s’en va à son premier chapardage...), Yonebayashi assure et rassure dans ce qui préfigure un passage de témoin important pour le studio (le fils Miyazaki n’étant pas réellement à la hauteur) : les qualités graphiques, la bande son, la poésie et l’émotion sont ici au rendez-vous. Reste une intrigue à étoffer pour donner davantage de dimensions et de complexité à l’ensemble et c’est tout bon ! Une pépite resplendissante et sensible à découvrir !

  • Frédéric de Vençay 11 février 2011
    Arrietty - Le Petit monde des Chapardeurs - la critique

    Un Ghibli d’une poésie et d’une beauté graphique renversantes, qui s’éloigne des mondes inhospitaliers de "Nausicaa" pour rejoindre le versant plus ensoleillé et plus optimiste (en apparence seulement) d’un "Totoro". Mais le film n’est mineur qu’en apparence : son discours de tolérance et de protection écologique est empreint d’une mélancolie plus profonde qu’on ne pourrait le croire. Sensible, inspiré : le nouveau venu Hiromasha Yonebayashi n’a pas à rougir de la comparaison avec maître Miyazaki.

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