Critique

CINÉMA

Le bon, la brute et le truand - la critique + test Blu-ray

Le 5 novembre 2014

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  • 15 novembre 2004, par noodles

    dsl, je viens encore pr critiquer !
    la critique du dvd laisse à desirer... Déjà, les doublages ont du etre refait pr les scenes ajoutées (dont la grande majorité se trouvait déjà ds l’ancienne édition, mais pas integrées ds le film) car ces scenes n’ont étées ds le film jusqu’à présent que pdt les premiers jours d’exploitation en italie. Comme le son n’était pas pris sur le tournage, et que les doublages initiaux ont étés faits sur la version "courte", il n’y a jamais eu de son autre qu’italien pr ces séquences. C’était une petite précision :)

    Ensuite, autre critique, la qualité de ces nouveaux doublages laisse à désirer en français ; on n’accepte les nouveaux doublages en anglais simplement parce que clint et eli sont revenus les faire, mais ça choque qd même...
    D’autre part, l’insertion d’une de ces nouvelle scenes (celle de la grotte) est baclée comme c’est pas permis : fondu au noir, plus de son pdt une seconde. On dirait une coupure pub. Scandaleux, surtout que vu comment commence la scene de la grotte, on pouvait très bien utiliser un simple cut.

    Sinon, très content de la qualité de l’imlage et du son (on entend enfin les clochettes pdt le morceau "extasy of gold" et surtout, la réplique "quelle ingratitude qd je pense au nb de fois ou je t’ai sauvé la vie" n’est plus coupée, comme c’était le cas sur la précédente edition).

    Pr les bonus, rien de fantastique, à part la reconsitution précise de la scene de soccoro, dont on a bcp entendu parler... le reste est réservé au fans uniquement (moi) et aux passionés d’histoire militaire.

  • 29 janvier 2006, par giridhar

    Dans l’Ouest sauvage, pendant la guerre de Sécession, trois hommes vont se retrouver sur le chemin d’un chargement d’or volé aux troupes : un bandit de grand chemin, Tuco (Eli Wallach) ; un féroce moustachu, qui honore toujours ses contrats, Sentenza (Lee van Cleef) ; un chasseur de primes aussi beau que taciturne et rapide de la gachette, Joe (Clint Eastwood). Question à mille euros : qui survivra ?...

    Après avoir fait ses premières armes de réalisateur dans l’histoire ancienne romancée ("Le Colosse de Rhodes" en 1961, et "Sodome & Gomorrhe" de Robert Aldrich, en 1962), Sergio Leone franchit quelques siècles et se retrouve, pour notre plus grand plaisir, dans l’ouest américain à l’époque héroïque des chasseurs de primes et des pistoleros en tous genres. "Pour une poignée de dollars" (1964) promettait déjà. "Et pour quelques dollars de plus" (1965) confirmait grandement l’innovation stylistique de l’auteur. Mais c’est avec "Le bon, la brute, le truand", que Leone parvient véritablement à imposer un genre profondément original qui verra son apothéose dans "Il était une fois dans l’ouest" (1968).
     
    Si la complexité, le foisonnement, l’abondance de rebondissements que recèlent certains scénarios, contribue souvent à l’intérêt ou à la réussite de l’oeuvre, Leone prouve ici magistralement qu’une intrigue squelettique ne nuit pas forcément au résultat ! Loin de là ! A partir d’un canevas ultra simpliste, se déroule devant nos yeux, pendant deux heures dix, une espèce de pantomime jubilatoire entre trois personnages, dont les confrontations multiples s’ornementent de toutes sortes d’habits événementiels et psychologiques : agressivité, ruse, hypocrisie, calcul, bêtise, sadisme, ironie... On pourrait presque se croire, par instants, dans un univers de farce théâtrale, s’il n’y avait pas les giclées de sang et l’intervention régulière de la Camarde...

    Dès l’ouverture du film, la patte du réalisateur éclate dans toute sa majesté originale : une étendue désertique, le sifflement du vent, un village abandonné, un chien qui traverse le cadre, et, bien évidemment, quelques trognes patibulaires, aux trais burinés, filmés en gros plans. Le détail infime au coeur de l’immensité. L’étirement du temps, présent ici par intermittence, atteindra sa pleine expansion dans "Il était une fois dans l’ouest".

    L’homme, sous ses différentes formes, est omniprésent. C’est à peine si une femme apparaît quelques secondes au tout début. Pourtant, malgré l’extrémisme des tempéraments que laisse supposer le titre, les différences entre les trois compères est fort mince. Tous sont attirés par l’or, tous tuent sans états d’âme, et, si Joe semble, par nature, exempt du sadisme de Sentenza, sa "bonté" est néanmoins fort relative. Caractérisées avec une simplicité absolue, une bouffonnerie qui ne sombre jamais dans le pastiche ou le ridicule, et une efficacité de chaque instant, les personnalités se complètent délicieusement. Si Sentenza fait figure de méchant pur et dur, Tuco ("ugly", c’est-à-dire plus "moche" que "truand"), affligé de neurones passablement rouillés, mythomane pittoresque, voire désopilant (sa chevauchée dans le désert avec son ombrelle est inoubliable !), finit, malgré sa bêtise, ou grâce à elle, par générer une certaine sympathie.

    Théâtralisation des rapports, des postures, des affrontements, opposition de personnages logorrhéiques ou taciturnes, rôle primordial des regards qui se montrent, bien souvent, beaucoup plus expressifs que des paroles, tout dans cette approche novatrice (à l’époque) du western classique semble aujourd’hui d’une évidence magistrale. Et quelle musique !

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