Critique

CINÉMA

Le cercle rouge - la critique

Le chant du cygne

Le 24 novembre 2020

Melville au sommet de son art, dans l’une de ces œuvres qui donnèrent au polar français ses lettres de noblesse.

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  • Photini Mitrou 3 novembre 2017
    Le cercle rouge - la critique

    Le Cercle Rouge est le policier le plus nul. Rien dans ce film n’est crédible et je m’amuse à le regarder pour y relever toutes ses incongruités.
    Une grosse pointure de la police de Paris va à Marseille chercher un petit truand qu’il ramène à Paris en wagons-lits ! Son prisonnier, alors qu’il a un poignet entravé, arrive à trouver dans une de ses poches un trombone avec lequel il va décrocheter sa menotte. Vous avez, vous, des trombones dans votre poche ? Et avec un trombone et une seule main on n’ouvre jamais une menotte. Mais, bon, passons. Après s’être libéré les mains avec ses pieds il donne un grand coup dans la vitre du compartiment et il se retrouve sur le balastre sans une égratignure, sans percuter un arbre ou une colonne quelconque !!!!!! Mais bon, disons qu’il avait de la chance. Mais ce qui est grotesque, c’est de briser la vitre du train en donnant un seul coup de pied. Tout le monde sait que ces vitres, épaisses, sont très résistantes aux chocs et que ce n’est qu’à coups de marteau qu’on peut les casser, si besoin, pour apporter secours. Logiquement, le prisonnier aurait dû se casser les chevilles et non briser la vitre. Tout le reste est du même topo. C’est un film intéressant, pédagogique, pour l’école de police. Tout, tout, tout est faux. Regardez-le et amusez-vous à relever, comme moi, tout ce qui cloche.

  • maurette 2 juillet 2019
    Le cercle rouge - la critique

    Jean pierre Melville est un chef pour créer une ambiance, Le deuxième souffle de ce point de vue est bien le meilleur de ses films, car comme dans le Doulos et Le cercle rouge, il n’y pèche pas par une grave invraisemblance : Reggiani dans le doulos, qui ne trouve rien de mieux pour cacher son butin fruit d’un meutre, que de l’enterrer dans la nuit au pied et à la forte lumière d’un lampadaire, et Delon dans le cercle rouge, qui fait sortir du coffre de son auto où il le cachait, Gian Maria Volonte très recherhé par la police, au pied de l’immeuble où il a un appartement, et point dans une rue un peu éloignée, ce qui eût été plus réaliste.

  • maurette 2 juillet 2019
    Le cercle rouge - la critique

    Pour la vitre du train, on peut mettre sa brisure sur le compte de la force que peut donner l’énergie du désespoir ; pour le trombone il a pu le piquer sur un bureau de la police, quoique j’ai plutôt le souvenir d’une épingle à nourrice entre les doigts de Volonte ; crocheter une serrure de menottes avec un bout de fer n’est pas chose impossible à tout le monde, qu’un truand sache le faire n’a rien d’invraissemblable, quant à sortir indemne du saut du train, pensez donc au vers de Baudelaire dans les litanies de Satan " Toi qui magiquement assouplit les vieux os De l’ivrogne attardé foulé par les chevaux", le diable peut bien aussi favoriser les brigands. En revanche Delon faisant sortir du coffre de sa voiture, Volonte recherché activement par les flics, au pied de l’immeuble à Paris où il crèche, ne semble pas vous avoir choqué, c’est pourtant chose beaucoup plus dure à avaler que ce que vous pointez.

  • ctedi 18 mars 2020
    Le cercle rouge - la critique

    D’accord avec Maurette, la beauté formelle du Deuxième Souffle est incomparable. Chaque plan... une case de bd, une eau-forte, perfection des lignes et des ombres. Le cercle rouge, beaucoup moins évident. La couleur sombre mais bizarre ne facilite pas la lisibilité. La beauté formelle, lignes, ombres est toujours mais touffue, confuse. Lq scène du casse... j’en ai profité pour débarrasser la table et aller pisser. Je préfère Le casse ou Mélodie en sous-sol. C’est peut-être réaliste mais pffou ! Puis plein d’erreurs ou d’invraisemblances. J’ai bien cru que le rideau qui bouge allait couper le rayon lumineux. Et pourquoi ne pas avoir enlevé cette bande vidéo ? Et comment la camera video zoome-t-elle d’un coup sur les pieds de Montand ? Que de longueurs et de scênes qui auraient pu être coupées. Le commissaire est un homme à chats qui se met sur un pied pour faire couler son bain ? Une fois ok, mais deux scènes... Des rituels ? Ah ! bon... Mais à quoi bon.
    Puis PM et Maurette pointent les incohérences, à juste titre. Vous êtes en fait d’accord sur Gian Maria Volonte qui sort du coffre en pleine rue. Ouvrir des menottes avec une épingle a nourrice ? Jamais essayé. Mais bon... La vitre, mouais... ça peut passer c’est du cinéma. La cavale en forêt, le coup de bol qu’ils se trouvent avec le bon coffre ouvert, ok. Passons sur les raccords pas raccord. Mais Volonte qui court avec Bourvil pour attraper un train, sans personne d’autre... Et pourquoi le garde ne fait-il pas sonner l’alarme avant ? Pourquoi le motard n’est-il pas étonné que Delon soit surpris de ne pas pouvoir ouvrir le coffre... alors qu’il vient déjà d’être contrôlé et qu’il devrait le savoir ? Mais surtout d’où sort Volonte à la fin ? Pourquoi ? Et pourquoi pas Bourvil en otage, ce qui leur offrait de meilleures chances dans un parc truffé de perdreaux ?
    Enfin, toutes ces pistes de scénario qui ne vont nulle part. Quid du beau-frère du gardien qui connaît les lieux ? Delon l’oublie dans son décompte des personnes au courant. Et Rico ? Il fout la merde puis disparaît. Pourquoi le gardien vient-il voir Rico ? Le fils de Santi, mort pas mort ? Qu’a fait Volante avant, pour que Delon croie en lui et qui justifie un tel dispositif ? (Sauf au moment de prendre le train !)
    Bref j’avais cru que j’allais voir un chef d’oeuvre maintes fois loué. Mais Bourvil, certes malade, à contre-emploi, a l’air en bois, joue les faux durs, joue mal ! Périer, Montand assurent, eux. Puis tout ce jazz, ces scènes de boîte de nuit... En plus la célèbre citation est bidon. Et le générique est laid.
    Mythique ? Chiant. Le deuxième souffle, Le deuxième souffle ! (Ou Le samouraï)

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