Critique

CINÉMA

Les Bien-aimés - la critique

L’insoutenable légèreté de l’être

Le 14 août 2012

Après le déroutant et mineur Homme au bain, Christophe Honoré revient à la comédie musicale dans un film qui traverse les époques.

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  • Jujulcactus 21 septembre 2011
    Les Bien-aimés - la critique

    Pas franchement enthousiaste à l’idée de voir le nouveau Christophe Honoré, je m’attendais à un objet musical gnangnan et chiant mais finalement je serais plus nuancé. Et étrangement ce n’est pas le caractère musical du film qui m’a dérangé, au contraire j’ai même trouvé que les compositions (assez inégales) apportaient une certaine légèreté et un certain charme à l’ensemble. Non, ce qui m’a dérangé c’est la faiblesse d’un scénario qui veut parler d’un peu tout et qui ne parle finalement de rien, et qui ne justifie pas sa durée excessive de 2h20 ! Et c’est logique qu’avec une fragmentation chronologique aussi marquée (des années 60 à nos jours en plusieurs étapes), les « bien-aimés » lassent. Le charme de la chansonnette est néanmoins porté par un casting convaincant, et notamment dans la seconde partie par le charme ténébreux d’une Chiara Mastroianni étonnante. Catherine Deneuve semble elle aussi dans son élément, par contre Ludivine Sagnier énerve au plus au point, elle plombe par sa faute tout le début du film. Tissant de nombreuses sous-intrigues autour de ses personnages, le réalisateur touche parfois assez juste, parfois beaucoup moins et l’ensemble manque clairement de relief et d’émotion. Un peu à l’image de la bande originale, « les bien-aimés » est un objet plat et assez vide mais pourtant loin d’être désagréable.

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