Le 5 juillet 2026
Bel exemple du renouveau du cinéma américain de la fin des années 1960. Le récit, au réalisme cru, est servi par un exceptionnel duo d’acteurs.
- Réalisateur : John Schlesinger
- Acteurs : Dustin Hoffman, Jon Voight, Sylvia Miles, Jennifer Salt, Barnard Hughes, John McGiver, Brenda Vaccaro, Ruth White, Ultra Violet, Gary Owens
- Genre : Drame
- Nationalité : Américain
- Distributeur : Les Artistes Associés, BFI Distribution
- Editeur vidéo : MGM
- Reprise: 14 septembre 2016
- Titre original : Midnight Cowboy
- Date de sortie : 15 octobre 1969
- Festival : Festival de Berlin 1970
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Résumé : Joe Buck (Jon Voight), jeune Texan, sûr de son physique avantageux, lassé de ses boulots de plongeur, décide de tenter sa chance à New York où il compte bien gagner sa vie en se prostituant avec de riches femmes âgées.
Critique : Ce film, qui doit sa célébrité autant à la justesse de son duo d’acteurs qu’à la chanson du générique Everybody’s Talkin’, interprétée par Harry Nilsson, reste avant tout une illustration des désillusions de l’American way of life.
Avec la guerre du Vietnam de plus en plus contestée, le mouvement pour les droits civiques, le début des hippies et l’évolution musicale, le cinéma hollywoodien commence à produire des films plus ancrés dans la réalité sociopolitique, confiés à des réalisateurs qui osent des sujets plus audacieux.
Important représentant du Free Cinema anglais, John Schlesinger réalise là son premier film américain. Il se concentre sur l’improbable amitié de deux losers : le premier, Joe (Jon Voight), est un beau gosse naïf de la campagne qui croit faire fortune grâce à ses charmes à New York ; le second, Rico (Dustin Hoffman), est un SDF d’origine italienne, de petite taille, boiteux et tuberculeux, qui vivote de minables combines.
Après que Rico eut essayé d’arnaquer Joe, une relation d’abord obligée va vite se transformer en une solide amitié sur fond de misère, de squat et d’une forme de solitude que seules les grandes villes sont capables de produire.
Il se dégage beaucoup de tristesse, voire de désespérance, de ce récit d’une amitié morbide, qui finit pourtant par devenir extrêmement émouvant.
On peut juste aujourd’hui reprocher à ce film mémorable d’user d’un peu trop d’effets visuels un brin datés.
L’interprétation sobre et réaliste du duo central reste un modèle du genre.
Le film a obtenu trois Oscars en 1970 : meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario adapté.
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