Critique

CINÉMA

Monsieur Schmidt

Les vieux

Le 15 janvier 2004

Quand un retraité, veuf de surcroît, se paye le "road movie" de sa vie. Hilarant grâce à un Nicholson en état de grâce.

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  • minime 21 avril 2007
    Monsieur Schmidt

    « queen »

    Vieillesse, mort, solitude, le triptyque magique d’un film divertissant à souhait était réuni dans « Monsieur Schmidt ». Et vous savez quoi ? C’est un beau film !

    Comme dans « Sideways » Alexander Payne est très bon dans la retenue et la subtilité. Pourtant, le scénario était casse-gueule : prisonnier de son travail et de sa femme, Nicholson est libéré de l’un par la retraite et de l’autre par la mort. Rien que ça ! Délesté de cette double servitude, apparaît alors la solitude, immense, béante, omniprésente. Et l’abandon, le relâchement. Schmidt se rend au mariage de sa fille dans son mobil home, une traversée de l’Amérique et un voyage intérieur.

    Jack Nicholson campe un Monsieur Schmidt épatant, n’en faisant jamais trop avec son jeu pince-sans-rire à la Buster Keaton. Il porte le film sur ses épaules voûtées. Ce Nicholson-là qui joue le rôle d’un veuf usé, vieilli, fatigué est-il le même qui jouera plus tard le mafioso démoniaque des Infiltrés ? Comme le Joker de Batman, le grand Jack a décidément plusieurs visages !

    Mais il n’y a pas que lui. Kathy Bates est touchante en vieille amazone sur le retour, n’hésitant pas (comme Nicholson) a montré sa nudité à la caméra. Par les temps qui courent, où mêmes les jeunes stars recourent très tôt à la chirurgie esthétique, il y a quelque chose de rafraîchissant à voir des peaux fripées à l’écran.

    Monsieur Schmidt est un film anachronique et salutaire, un peu comme Space Cowboys de Clint Eastwood, mais en réussi.

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