Critique

LIVRE

Le monde n’existe pas - la critique du livre

Le 9 février 2020

En jouant avec le réel et le fictif, Fabrice Humbert critique brillamment notre monde et ses travers, notre monde qui se délite, se fissure peu à peu...

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Gallimard
  • Kirzy 14 février 2021
    Le monde n’existe pas - la critique du livre

    Cela démarre par des pages limpides et lumineuses emplies de mélancolie et de sensualité. Celle du narrateur qui se remémore son adolescence difficile, traversée par l’aura d’un être solaire qui sera son seul ami, son premier amour ( platonique ) aussi : Ethan, star du lycée, sportif accompli, beau et blond comme Redford dans Nos plus belles années.

    C’est cet être parfait qui est accusé vingt ans plus tard d’avoir violé et tué une jeune fille de 16 ans. Inconcevable pour le narrateur , devenu journaliste, qui part enquêter au fin fond du Colorado, à Drysden pour prouver l’innocence d’Ethan. S’en suis une première partie, à énigme, classique mais avec une tonalité douce et étrange qui flotte au fil des pages.

    Petit à petit se révèle une petite ville métaphore de l’Amérique profonde qui voue un culte à la virilité, à la norme, aux apparences, qui hait les déviants, les différents, au point de légitimer la violence. Petit à petit, se révèle le passé du narrateur, un passé qui remonte, empreint de souffrances et douleurs, et qui forcément biaise la recherche de vérité.

    A mi-chemin, Fabrice Humbert fait basculer l’enquête vers une quasi dystopie ultra réaliste. le récit se complexifie, frise par moment l’hermétisme car il devient de plus en plus en exigeant qui sollicite l’intelligence du lecteur et sa capacité à réfléchir de façon large sur notre société. Et si Ethan et sa victime supposée n’étaient que des personnages ? Et si nous nous nous étions changés tous en personnages ? Des personnages de fiction à l’ère de la dématérialisation accélérée derrière nos écrans.

    L’auteur s’interroge sur la vérité, sur l’identité à notre époque pourrie par les fake news et l’omniprésence des réseaux sociaux. Pas un hasard si le roman s’ouvre sur les écrans géants de Times Square qui renvoient l’image du supposé criminel en fuite.

    Ce changement de braquet du récit est passionnant, l’auteur développant sa thèse à coup de références intelligemment disséminées ( Hitchcock, Hewingway, Welles, Garcia Marquez )

    C’est aussi très déstabilisant aussi car on perd le fil de l’enquête avec une mise en abyme qui en devient vertigineuse, avec des décalages de plus en plus décalés. Les bots qui envoient des messages, les fermes de clics, les logiciels de retouche indétectables ... et si la jeune fille américaine assassinée n’existait même pas ? Est-on coupable de quelque chose qui ne s’est pas passé ? Le dénouement, abrupt, m’a laissé, tout de même, un goût d’inachevé. J’avais sans doute envie, très scolairement, de mieux comprendre. Je n’ai pas tout compris. Il faudra que je m’y plonge à nouveau. Le matériau littéraire est riche et le mérite/

    J’ai donc refermé le livre avec beaucoup plus de questionnements que de réponses, et je pense que c’était le but de l’auteur que de nous livrer ainsi un roman exigeant, éminemment contemporain, prenant sans cesse le lecteur à contrepied, incapable de démêler le vrai du faux jusqu’à la paranoïa. le titre prend tout son sens dans cette réflexion pertinente sur l’illusion de nos vies.

  • jakez 25 février 2021
    Le monde n’existe pas - la critique du livre

    Bon pour faire court ce livre a l air très chiant.....

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