Critique

CINÉMA

Old boy - la critique

Notre Palme d’or

Le 11 mai 2013

Une fiction admirablement retorse, d’une ambition démesurée et d’une force tripale. Une bombe.

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  • Stéphanie Alves 30 avril 2005
    Old boy - la critique

    Partout on lit ça "le choc de l’année".
    et c’’est vrai !
    Old boy est un film qui peut provoquer beaucoup de choses exceptée l’indifférence. C’est sûrement cela qu’on appelle choc.
    J’ai particulirèrement aimé la réalisation de Park Chang Wook. Au déla du scénrio très bien ficelé, mais qu’on pourrait peut-être qualifier de tortueux, la grande réussite de ce film réside dans la faculté du réalisateur à nous entrainer par ses images et par ses choix sonores dans des univers imporblables. je pense à la scène de la bagarre dans la prison : grotesque au premier degré elle prend toute sa signification dans le décalage visuel et sonore qu’y introduit park Chang Wook. je pense également à la confrontation entre les deux héros à la fin du film, dans cet appartement hallucinant, qui donne une dimension à la fois dramtique et poétique à leur affrontement.
    Je suis contente que le dvd soit sorti car la première vision au cinéma m’avait laissé un peu frustrée, je n’ai pas pu noter tous les détails qui ont, j’en suis certaine, une très grande importance.

  • fouinette 4 novembre 2005
    Old boy - la critique

    Le meilleur film de l’année incontestablement ! (bon vous me direz je n’ai pas vu tous les films non plus). Il n’empêche que Old boy réussi cet exploit si rare au cinéma de concilier un scénraio béton, une mise en scène canon, et un jeu d’acteur parfait.

  • giridhar 29 janvier 2006
    Old boy - la critique

    1988. Oh Dae Su (Choi Min-shik) est un grand buveur et un grand parleur. Alors qu’en compagnie de son ami No Joo-Hwan, il rentre chez lui donner un cadeau à sa fille, il disparaît mystérieusement. Durant quinze ans, il demeure enfermé dans une chambre, sans avoir la moindre idée de la personne qui le retient prisonnier ou du motif de son incarcération. Il apprend que sa femme a été assassinée et qu’il est le principal suspect. Puis, brusquement, il est libéré. Aussitôt, il entreprend une quête pour découvrir la clé de l’énigme. Il rencontre dans un restaurant japonais une jeune femme, Mi-Do (Kang Hye-Jeong), qui accepte de l’aider et l’amène chez elle...

    Quatre mot viennent à l’esprit en sortant de cette histoire abracadabrantesque : "plus tordu, tu meurs !". A partir d’un point originel ultra simpliste (qui rappelle grandement "Le Comte de Monte-Cristo", d’ailleurs cité dans le film) : un homme normal, apparemment sans histoire, est kidnappé et emprisonné sans motif connu pendant d’interminables années, le réalisateur nous embarque, dès la libération de son héros, dans un embrouillamini savamment élaboré, qui, dans un premier temps, a le mérite d’instaurer une osmose parfaite avec la confusion dans laquelle se trouve le cerveau de la victime. Hirsute, désemparé, porté par une furie que l’on n’a pas de peine à comprendre, Oh Dae Su, incarné de manière saisissante, devient une espèce de robot flaireur qui renifle toutes les pistes susceptibles de le conduire à l’auteur de sa torture. Et, tant visuellement que techniquement, le spectateur ne peut qu’admirer l’originalité du ton, la brillance de la mise en scène, rythmée, virevoltante, constamment inventive, qui nous plonge dans un mystère de plus en plus haletant. Ponctuée de séquences où la violence la plus crue se mêle au sadisme ( avec une complaisance relativement suspecte, d’ailleurs ), l’histoire semble descendre dans des abîmes nauséeux dont on ne ressortira pas indemne.
     
    Mais, logique oblige, ( enfin, théoriquement), toute énigme génère un dénouement révélateur. Malmené dans sa raison autant que dans sa réception visuelle par les deux heures éprouvantes vécues en compagnie de Dae Su, le témoin de ce drame attend l’inéluctable clé. Lorsqu’elle arrive, hachée, démembrée, en conformité avec l’éclatement structurel de ce qui a précédé, elle semble, sinon dérisoire, du moins bien disproportionnée avec ce que l’on pouvait espérer. Est-ce un effet d’insensibilité engendré par réaction aux excès qui parsèment la trame, on a envie de hausser les épaules en disant : "tout ça pour ça ?". Et, pour peu que l’esprit s’affranchisse du clinquant souverain qui nous a été servi avec talent, l’observation rétrospective de l’ensemble donne une impression de composition artificielle, manipulatrice, orchestrée avec un génie certain de l’esbroufe, mais particulièrement vaine, dont le délire général annihile toute émotion authentique...

  • maxernest 31 janvier 2006
    Old boy - la critique

    Deuxième volet d’une trilogie sur la vengeance (après Sympathy for Mr. Vengeance et avant Lady Vengeance), « Old Boy » est le meilleur film des trois.

    Le scénario, diabolique, montre des personnages totalement déglingués qui naviguent dans des eaux troubles. Park Chan-wook tisse sa trame de façon habile, en expert de la caméra. Le personnage principal, Oh Dae-Soo est interprété par un Choi Min-shik habité, aussi à l’aise quand il mange un poulpe vivant que quand il dézingue tout ce qui bouge sur son passage.

    Le tout donne un morceau d’anthologie jubilatoire où les effets sont au service d’un cinéma étourdissant. Pour moi, le meilleur film de l’année 2004.

  • Sébastien Schreurs 4 avril 2011
    Old boy - la critique

    Complètement marteau...
    Présenté à Cannes l’année où Quentin Tarantino était président du jury, "Old boy" est passé à un cheveu de la Palme d’Or, préférée au brûlot politique "Fahrenheit 9/11" de Michael Moore. Or, cette histoire de vengeance à la violence extrême présente une multitude de similitudes avec l’univers unique du réalisateur de "Pulp fiction". Dotée d’un scénario complexe et intriguant, visuellement splendide, toute une génération de cinéphiles voue un véritable culte à cette œuvre polymorphe. Amplement mérité.

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