Le 18 janvier 2026
Complémentaire mais plutôt différent de la série réalisée par Danny Boyle, 28 jours plus tard : le temple des morts entraîne les spectateurs dans un univers glaçant où les zombies ne sont peut-être pas les pires ennemis. Un moment d’épouvante enthousiasmant.
- Réalisateur : Nia DaCosta
- Acteurs : Ralph Fiennes, Cillian Murphy , Jack O’Connell, Aaron Taylor-Johnson, Alfie Williams, Erin Kellyman, Chi Lewis-Parry, Emma Laird, Robert Rhodes
- Genre : Épouvante-horreur, Film de zombies
- Nationalité : Américain, Britannique
- Distributeur : Sony Pictures Releasing France
- Durée : 1h50mn
- Titre original : 28 Years Later: The Bone Temple
- Âge : Interdit aux moins de 16 ans
- Date de sortie : 14 janvier 2026
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Résumé : Dans ce nouveau volet de la saga, le docteur Kelson noue une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont susceptibles de bouleverser notre monde. De l’autre côté, la rencontre entre Spike et Jimmy Crystal tourne au cauchemar. Dans LE TEMPLE DES MORTS, ce ne sont plus les infectés qui représentent la plus grande menace pour la survie de l’espèce humaine – c’est l’absence d’humanité des rescapés qui se révèle être le danger le plus terrifiant…
Critique : C’est un film qui commence fort. Un pauvre gamin, Spike, est pris au piège par une bande de mômes cruels, avec à leur tête un psychopathe illuminé qui parle au nom du Diable dont il se prétend être un descendant. Non loin de là, le docteur Kelson, qui s’était construit un ossuaire avec les cadavres de zombie, continue ses expériences pour parvenir à trouver un remède à l’infection. Tout le reste du long-métrage déroule ainsi une succession de scènes où l’horreur côtoie l’inquiétude, avec ces zombies qui, pour certains, pourraient faillir à une forme d’humanité.
28 jours plus tard : le temple des morts se focalise pour ce nouveau numéro, moins sur les zombies épouvantables que les survivants qui, quand ils ne forment pas des communautés de défense, cèdent aux sirènes de la cruauté. Dans tous les cas, l’enjeu des personnes est d’échapper au virus, ce qui ne manque pas d’exacerber les penchants psychopathiques qui préexistaient chez certains. En l’occurrence, ce chef de meutes, totalement déglingué, constitue un personnage savoureux de méchanceté et de perversité. Il règne sur sa bande de jeunes grâce à un savant art de la manipulation et un usage immodéré de la torture. Le long-métrage de la réalisatrice Nia DaCosta, une adepte du cinéma d’horreur, offre une perspective nouvelle des opus précédents, où la fuite a moins à voir avec le besoin de se protéger des zombies que de celui d’échapper à la folie des humains.

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On retrouve de nombreuses traces des épisodes passés : le bus désaffecté où les monstres se sont rués sur les passagers et surtout ce temple de la mort, constitué de tours fabriquées avec les os de ce qui reste des zombies. Le docteur Kelson, aussi inquiétant que ténébreux, règne seul au milieu de ce qui ressemble à un espace sacré où il s’adonne à son activité favorite, celle de chasser les zombies avec des fléchettes imprégnées de drogue. Tous les personnages du film sont totalement déjantés. La réalisatrice pousse les limites du film d’épouvante dans un mélange de road movie et de torture horror. Les paysages où déambulent les zombies sont absolument somptueux, à l’inverse même des portraits du psychopathe et de ses acolytes.
Il faut beaucoup d’audace pour se substituer au brillant Danny Boyle dans la poursuite de la franchise. En même temps, le réalisateur britannique produit le long-métrage dont l’écriture du scénario a été confiée au non moins talentueux Alex Garland. Avec la réalisatrice, ils composent un trio ingénieux qui manie l’art de la mise en scène, de l’horreur et du suspense. La musique s’impose aussi dans cette fiction folle qui ne se prive d’aucune limite, jusqu’à même provoquer la communauté chrétienne en bravant des symboles religieux tout droit sortis de la Bible.

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28 jours plus tard : le temple des morts accroche le spectateur du début à la fin. Le rythme est vif, sans pour autant abuser dans les effets stylistiques ou recourir à un montage trop sec. Les dialogues sont juste ce qu’il faut pour apporter au récit une densité suffisante. Évidemment, la fin annonce déjà de nombreuses suites, au risque peut-être d’essouffler le spectateur. Danny Boyle a eu raison de confier la mise en scène à Nia DaCosta qui s’est construite une renommée dans le film d’horreur. Tout est réuni pour faire trembler le spectateur et l’emporter dans un monde en décadence qui donne raison à la nature et au réflexe écologique.
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