Le 22 février 2026
Un rêve symbole de la détermination à réussir d’une jeunesse populaire, porté par les valeurs de l’amitié et du courage. Un joli film familial qui allie rythme et émotions.
- Réalisateur : Anthony Marciano
- Acteurs : Jérémie Covillault, Yilin Yang, Jean-Pascal Zadi, Tracy Gotoas, Raphaël Quenard, Gabriel Caballero, Olga Mouak, Marlise Bete Ngadem, Djibi Diakhaté
- Genre : Comédie, Biopic, Film de sport, Film pour ou sur la famille
- Nationalité : Français
- Distributeur : Gaumont Distribution
- Durée : 2h01mn
- Date de sortie : 18 février 2026
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Résumé : Personne n’aurait parié sur Jérémy, coincé derrière le comptoir d’un vidéo club à Amiens, ou sur Bouna, lorsqu’il était homme de ménage à l’aéroport d’Orly. Sans contacts, sans argent et avec un niveau d’anglais plus qu’approximatif, ils n’étaient pas prédestinés à devenir des agents qui comptent en NBA. Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le parcours de deux outsiders qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur rêve américain...
Critique : Tous les deux s’étaient témoignés une franche sympathie dans I Love Peru, coréalisé par Raphaël Quenard, un film dont on ne savait pas vraiment s’il s’agissait d’une fiction ou d’un documentaire personnel. L’impression est la même dans le nouveau long-métrage du réalisateur de Play, tant la complicité entre les deux acteurs qui interprètent un duo d’agents de basketteurs est évidente. Il s’agit d’un biopic, inspiré de la réalité, qui restitue les hauts et bas de deux entrepreneurs des années 1990 qui se débattent magistralement pour permettre à de jeunes sportifs européens d’accéder au grand rêve américain de la NBA.
Le rêve américain centre son attention sur les deux personnages principaux, Jérémy et Bouna, depuis leur première rencontre sur un terrain de basket jusqu’à l’éclosion de leur agence de sportifs sur le sol américain. Le long-métrage réconcilie vraiment le spectateur avec l’entreprenariat, montrant, avec beaucoup de passion, combien la détermination, le courage et la motivation sont les ingrédients nécessaires pour créer une société. Tous deux sont issus des couches populaires, et à chaque échec qu’ils rencontrent ont l’impression d’être l’objet d’un mépris de classe, digne de la meilleure démonstration d’un Vincent de Gaulejac. Mais il y a par-dessus tout la joie et l’optimisme communicatifs de Bouna, sans lesquelles aucune réussite n’aurait été possible.

- Copyright Mika Cotellon - 2026 - ADNP - GAUMONT - FRANCE 2 CINEMA - MJ SPORTS MANAGEMENT
Le rêve américain emprunte tous les genres cinématographiques pour porter le récit. On rit franchement, comme dans une excellente comédie, et l’on fond en larmes devant les émotions que la fiction distille. Voilà un film qui aime ses spectateurs ; et les deux comédiens, Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi, savent absolument jouer sur toutes les tonalités. La force qui les unit est d’une vraisemblance absolue et l’on ressent que le scénario a été intimement approprié par les interprètes. Le film résonne d’ailleurs pour tous les jeunes ou moins jeunes qui voudraient s’émanciper mais subissent le poids du déterminisme et des stigmates. En ce sens, la fiction est résolument au service du vivre-ensemble, dans un langage cinématographique qui se plaît à faire éprouver au spectateur toutes les émotions.
La réussite essentielle du long-métrage réside dans l’implication et le jeu de Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard. Les autres personnages sont moins développés même si les jeunes sportifs, et surtout les rares femmes qui parcourent le récit, sont d’une importance capitale dans le parcours des deux entrepreneurs. Le rythme est vif, et l’on s’immisce avec plaisir au cœur de New York, dans des bureaux ou restaurants somptueux du centre de Manhattan.

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Le récit se déroule autant à New York qu’en Île-de-France. Il pénètre les mystères des sélections américaines en NBA, qui, manifestement, demeurent un évènement majeur pour les Américains. Le scénario ne fait pas toujours l’éloge d’un business où les sportifs sont échangés à coups de millions d’un club à l’autre. Paradoxalement, si les agents contribuent largement à ces ventes extraordinaires, ce ne sont pas eux qui profitent le plus du système. La fidélité et les trahisons accompagnent cette aventure entrepreneurial qui, heureusement, finit par aboutir. Le générique de fin d’ailleurs constitue un moment très fort dans le long-métrage, mettant à l’honneur les deux personnes réelles qui ont inspiré le long-métrage.
Le rêve américain n’est sans doute pas le plus grand film de l’année. Mais il renoue, pour le plaisir du plus grand nombre, avec le goût du cinéma populaire, au sens noble du terme. Le spectateur ressort de ces deux heures revigoré pour longtemps, et rassuré sur la possibilité du rêve américain.
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