Critique

CINÉMA

Pars vite et reviens tard - la critique

Le 1er juillet 2010

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  • Soni 5 mars 2007
    Pars vite et reviens tard - la critique

    Le film de Régis Wargnier est certes sorti le 24 janvier mais j’ai quelques doutes depuis que je l’ai vu. N’a-t-il pas fait un détour par une chaîne hertzienne pour atterrir sur la piste dangereuse de la télévision ? C’est un film policier et même un thriller, diront certains. D’autres se réjouiront de retrouver dans le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg ( José Garcia) un mélange de Maigret en plus jeune et sans sa pipe ou d’un Columbo fatigué et perdu sans sa femme ? Non !cessons d’insulter les séries cultes ; tout dans ce film ressemble étrangement à un épisode d’une de ces séries policières françaises qui envahissent les programmes de télévision du lundi au vendredi. A la différence près, qu’ici la vaillante femme flic a été remplacée par un commissaire-chien réputé pour avoir du flair. La situation du départ se dessine à « pas de rat » : des policiers enquêtent tout naturellement à notre époque sur un ou une supposé(e) criminel(lle) qui va propager la peste à Paris, un fléau moyenâgeux qui n’ avait pourtant pas sévi depuis 1920. Les investigations se poursuivent sans que le commissaire ne se pose trop de questions sur l’absurdité du sujet ce qui le conduira néanmoins à se renseigner sur des tags peints en peinture noir aux portes d’un immeuble parisien et sur d’étranges messages écrits parfois en latin. Des personnages vieux et jeunes d’un même quartier se mêlent à l’histoire ainsi que de temps en temps la femme du commissaire, Camille ( Linh Dan Pham), qui lasse de tout,a quitté le foyer conjugal. La lenteur du début du film nous laisse également orphelins sans comprendre réellement où vont le commissaire et ses courageux collègues. Aux puces, peut-être ? Oui, bravo ! J’avais oublié de vous parler de cette plaie car la peste sans les puces et les rats qui vous rongent la peau, c’est inimaginable !

    Les ingrédients d’une ambiance apocalyptique et paranoïaque sont tous réunis dans cette adaptation de Fred Vargas mais elle n’est pas pour autant aussi fidèle et mystérieuse. L’atmosphère d’un Beaubourg à la fois rétro et glauque est originale notamment grâce à la voix et au regard poignant du crieur, Joss (Olivier Gourmet). Celui-ci est le seul à nous porter vers de sublimes vues de Paris en réinventant le quartier du centre Georges Pompidou et les fontaines plantureuses de Niki de Saint Phalle. Les autres acteurs semblent jouer une Commedia dell’arte » dissimulés derrière un masque grotesque. On imagine d’ailleurs parfaitement les fous rires de José Garcia face à ses camarades. Il est bien que José Garcia se détache de l’étiquette de comédien-animateur mais le rôle du commissaire Adamsberg ne sera pas mémorable. Michel Serrault, mi Arlequin-Pantalon, ancien professeur de lettres porte à sourire ainsi que Marie Gillain, la Scaramouche, est peu crédible escaladant un pont de Paris en mini-jupe et bottes à talons. L’équipe de la police criminelle réunie au commissariat et regardant, à la télévision, les infos chuchotées par notre célèbre journaliste Marie-Claire Chazal me confirme bien mon impression de départ que le film de Régis Wargnier a eu un « blug » avec la chaîne de télévision si connue de tous. Nous a-t-elle annoncé l’arrivée de Navarro pour nous sauver de cette malédiction ? Nul ne le saura car la voix érotique de Claire
    Chazal aura été malheureusement interrompue avant la fin de son journal.

    Une lecture silencieuse et attentive du roman de Fred Vargas s’impose donc pour que chacun des spectateurs partent vite du cinéma pour revenir un jour, mais le plus tôt possible.

  • vincentho 13 mars 2007
    Pars vite et reviens tard - la critique

    J’ai trouvé ce polar français plutôt intéressant. Il est vrai que j’adore les films tournés à Paris, et on est servi par la photographie dans ce film. Je précise que je n’ai pas lu le livre.

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