Critique

CINÉMA

Sabrina - Billy Wilder - critique

Trio sur canapé

Le 6 juin 2020

Le piégeur piégé. Un conte de fées aussi léger que succulent.

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  • karamzin 18 janvier 2007
    Sabrina - Billy Wilder - critique

    Entre Linus Larrabee, le puissant et austère homme d’affaires, et David, son play-boy de frère, Sabrina Fairchild, la fille du modeste chauffeur du premier, mettra longtemps à choisir l‘élu de son coeur. A suivre deux heures durant les valses hésitations de la belle, à en pressentir l’inévitable dénouement - puisqu’on est ici chez le cynique et misogyne Billy Wilder, la pauvre petite princesse, bien qu’amoureuse du beau gosse, ne peut qu’épouser l’argent et le statut social que lui offre Linus, ah le détestable opportunisme des femmes, n’est-ce pas Billy ! -, le spectateur de Sabrina pourrait fort bien se poser la question de savoir qu’est-ce qui peut bien le retenir devant ce film, qui en plus d’être franchement ennuyeux, l’assène de préjugés sexistes plutôt basiques.
    L’immense Bogart dans le rôle de Linus le triste ? Malheureusement, celui-ci, sans être mauvais, se contente de fournir le minimum syndical !. William Holden en tombeur de ces dames ? Certes, il est bon dans son rôle de séducteur mais à force d’en revêtir dans ce cinéma des années cinquante le costume et les travers où est son mérite ?. La toute mignonne Audrey Hepburn ? Peut-être, elle met une telle énergie à défendre ce rôle en exact contre-pied de l’Ann romantique des Vacances Romaines de William Wyler qui la dessert, elle et toutes les personnes de son sexe, que c’en est presque comique. Les légendaires traits d’esprit wilderiens ?, tirades qui tuent et qui seules peuvent permettre qu’on lui passe tant de muflerie ? Certainement, mais à jouer ici les Arlésiennes, on finirait bien par conclure que Billy Wilder avait mille fois raisons de dire que personne n‘est parfait, lui, l’auteur de tant de chef-d’œuvres, n’échappant pas ici à cette sacro-sainte règle qu’il s’était donnée pour décrire l’ensemble de ses personnages

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