Critique

CINÉMA

Une histoire italienne

La Duce vita

Le 8 juillet 2008

Très attendue, la nouvelle fresque italienne de Marco Tullio Giordana déçoit par le manque de conviction de son actrice principale et la langueur du récit, trop simpliste et trop fade, qui très vite nous laisse de côté.

Le choix du rédacteur

  • lovelyplanete 14 juillet 2008
    Une histoire italienne

    Vu ce jour 14/07 "Une histoire italienne" ! Contrairement à l’avis précédent, je trouve Monica BELLUCCI très troublante dans ce rôle de Luisa et en aucun instant l’ennui n’est venu se loger au cours de ce très long et très beau film. On y trouve de l’excès, de la noirceur, la faiblesse du genre humain mais aussi le courage pour d’autres, et certainement de l’intensité au vu du sujet qu’il aborde : le fascisme ! Je dirai certainement que le découpage du film reste un peu déroutant mais on s’y retrouve très bien quand même et les documents d’archive ajoutent du réalisme et du poignant à cette tragique page d’histoire que l’Italie a du vivre ! Mon avis est très favorable, j’ai moi-même du sang italien dans les veines, ceci explique peut-être celà. C’est à mon sens un grand film et les acteurs y réalisent une belle performance avec des rôles pas faciles, reconnaissons le ! J’encourage les cinéphiles à aller voir "Une histoire italienne" et j’attends de voir d’autres avis positifs sur le film.

  • Norman06 29 avril 2009
    Une histoire italienne

    On a été injuste avec cette chronique attachante, Marco Tullio Giordana ayant été accusé d’académisme alors que ce récit, classique certes, est un film honorable sur deux des destinées les plus tragiques du cinéma italien. On a une chronologie qui alterne deux époques : les derniers jours de la fuite de Ferida et Valenti, et leur ascension depuis leur rencontre en 1936. Les meilleures séquences retrouvent le style du néoréalisme italien (les deux enfants en bicyclette dans l’exposition) ou celui de la comédie des « téléphones blancs » (les marivaudages dans le grand hôtel). Certes, des longueurs se font sentir et contrairement à Nos meilleures années, son chef-d’œuvre, le souffle romanesque manque ici de relief et d’intensité. À l’instar de Giuseppe Tornatore avec Cinema Paradiso (1989), Marco Tullio Giordana restera-t-il l’auteur d’un seul film ? Cela ne justifie pas pour autant l’accueil glacial de ce dernier opus à sa présentation cannoise, puis lors de sa sortie en salles, quand des nanars de premier ordre (celui des frères Larrieu) ont droit aux honneurs du Monde, des Inrockuptibles ou de Télérama...

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