Le 16 mai 2026
Une des plus belles réussites du film noir rétro, remis au goût du jour par l’Hollywood des années 1970.
- Réalisateur : Roman Polanski
- Acteurs : Jack Nicholson, Faye Dunaway, Diane Ladd, John Huston, Perry Lopez, John Hillerman, Richard Bakalyan, Bruce Glover, Roy Jenson, Darrel Zwerling
- Genre : Policier / Polar / Film noir / Thriller / Film de gangsters
- Nationalité : Américain
- Distributeur : CIC Distribution, Splendor Films
- Durée : 2h10mn
- Reprise: 21 novembre 2012
- Âge : Interdit aux moins de 12 ans
- Date de sortie : 18 décembre 1974
Résumé : Los Angeles, années 1930, en pleine canicule. Une certaine Evelyn Mulwray (Diane Ladd) se présente au bureau du détective privé Jake "J.J" Gittes (Jack Nicholson). Elle lui demande d’enquêter sur les infidélités de son mari Hollis (Darrell Zwerling).
Critique : L’approvisionnement en eau de la ville de Los Angeles a toujours été un problème, et un objet de tripatouillages financiers, malgré la construction d’un aqueduc au début du XXe siècle. Le scénariste Robert Towne part de ce postulat pour bâtir cette histoire à plusieurs niveaux qui part d’une banale histoire d’adultère, et va ensuite réserver son lot de surprises tout en montant en gravité.
Roman Polanski, revenait aux États-Unis, qu’il avait quitté après Rosemary’s Baby et surtout le terrible et spectaculaire meurtre de son épouse Sharon Tate, en 1970. Il le faisait sur l’invitation du producteur Robert Evans, avec qui il avait déjà travaillé sur le film précité.

- Copyright Paramount Pictures/Penthouse Film International
Le cinéaste recrée avec précision l’univers des années 1930 à Los Angeles, paré ici d’une incroyable élégance : vêtements, coiffures, voitures... pour accueillir les aventures d’un détective privé dont le profil n’aurait pas déplu à Humphrey Bogart.
Il réussit tout à la fois à rendre hommage aux films noirs des années 30 et 40, et à moderniser le propos avec des éléments de l’intrigue impossibles à intégrer à l’époque.
La parfaite distribution est dominée par le trio de tête : Jack Nicholson, dont le personnage malin peine à cacher une sacrée vulgarité ; Faye Dunaway, élégante et inquiète, en femme fatale perdue ; et John Huston (le célèbre cinéaste) en méchant intégral, tout sourire et d’une indécente amabilité.
À noter le petit rôle que s’est octroyé Polanski, en homme de main sadique qui adore jouer du couteau.
Un polar cinq étoiles au final aussi spectaculaire que désenchanté !
Toujours imprévisible dans son parcours, Polanski tournera son film suivant en France avec une distribution internationale : Le locataire dans lequel il se donnera le rôle principal.
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Oscar Nimier 12 août 2014
Chinatown - Roman Polanski - critique
Du grande taille, avec ourlets dorés, pour cinéphiles addictes. A voir toutes scéances tenante.
100 leçons de filmage ! des lumières mom’pooovre ! Nicholson immense ! c’est simple dans la lignée de : "la soif du mal".
Là c’est le plan séquence de fin qui tue sa race !
Repris par mille réalisateurs, dans milles films, téléfilms et autres.
Je me souviens avoir lu que Faye Dunaway avait été infernale de caprices durant tout le tournage, qu’elle avait dit à Nicholson, pour les baffes de la scène de dénouement, "vas y franchement" ! qu’il ne s’était pas gêné, que ça ce voit, et que ça avait fait plaisir à toute l’équipe.
Puisque je vous dit : IMMENSE !