Critique

CINÉMA

Delicatessen - La critique du film

Delicatessen, la poésie au hachoir

Le 15 août 2019

Premier film du duo Caro-Jeunet, Delicatessen fait du beau avec de l’horreur... sans se prendre pour Baudelaire.

  • Beamar 23 août 2019
    Delicatessen - La critique du film

    Analyse fine et sensible

  • birulune 23 août 2019
    Delicatessen - La critique du film

    Une fable des temps de crises où l’on peut s’habituer à peu près à tout "en effet c’est finement observé. Dreyfus est génial en bon gros salaud, touchant en même temps que monstrueux, et l’acteur fétiche Pinon est à la hauteur aussi, une vraie gueule de cinéma, comme le reste du casting, que du beau monde. Au lieu de prendre une bande de jeunes décérébrés fêtards prêt à se faire massacrer en forêt par un croque-mitaine taiseux, les dialogues ne sont pas là pour meubler avant la boucherie, les cris et la violence gratuite cathartique, tout le monde a une personnalité, une raison d’être, et on parle dans les escaliers de qui va se faire manger, comme on parle de la météo. Surréaliste. C’est-à-dire que la guerre, à peine esquissée au détour des dialogues, on est à fond dedans sans y être du tout, c’est la vie de tout les jours, sans drame, on secoue les tapis. La scène d’intro est prenante, la partie en vue subjective est immersive, on est à la place du gars qui veut pas finir dans l’assiette des autres. Peu de sang, beaucoup de poésie, mais celle de tous les jours, à la Delerm, douceureuse, presque jusqu’à l’excès tellement le film est bien ficelé

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