Le 21 juin 2026
Description sans complaisance d’un égoïste accusé de meurtre. Ce film très maîtrisé est aussi porté par un exceptionnel Marcello Mastroianni.
- Réalisateur : Elio Petri
- Acteurs : Marcello Mastroianni, Micheline Presle, Salvo Randone, Francesco Grandjacquet, Andrea Checchi, Marco Mariani, Franco Ressel, Cristina Gaioni, Max Ronay
- Genre : Drame, Noir et blanc, Policier
- Nationalité : Français, Italien
- Distributeur : Carlotta Films, Lux Compagnie Cinématographique de France (LUX)
- Durée : 1h38mn
- Reprise: 6 mars 2013
- Titre original : L'assassino
- Date de sortie : 10 juillet 1964
- Festival : Festival de Berlin 1961
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Année de production : 1961
Résumé : Rome. L’antiquaire Alfredo Martelli (Marcello Mastroianni) rentre chez lui au petit matin. Deux policiers arrivent derrière lui et, sans plus d’explications, le conduisent au poste.
Critique : Elio Petri, futur lauréat d’une Palme d’Or pour La classe ouvrière va au paradis (1974), réalisait là son premier long métrage, qui faisait preuve d’une étonnante maîtrise dans la description de la journée mouvementée d’un personnage particulièrement antipathique.
Alfredo, égoïste et opportuniste, a réussi dans la vie au détriment des autres, et notamment de la fortunée Adalgisa (Micheline Presle), à qui il doit toute sa carrière. C’est justement cette dernière qui a été assassinée à son domicile.
Le jeune homme, que tout accuse, va alors refaire le film de sa vie, lors de la nuit qu’il va passer en cellule.
On trouve des résonances avec le cinéma de Michelangelo Antonioni dans la description de cet homme distant, méprisant, et qui est incapable de la moindre empathie pour son entourage. La scène où il se remémore la visite de sa mère est particulièrement significative de son impossibilité de communiquer et de son incapacité à éprouver le moindre sentiment.
Marcello Mastroianni, exceptionnel comme souvent, incarne à merveille ce bel homme séduisant mais veule et calculateur, qui devient vite antipathique au spectateur, qu’il soit coupable ou pas.
Ce film mélancolique et pessimiste, dotée d’une belle lumière due à Carlo Di Palma, donne aussi l’occasion d’observer la ville de Rome différemment, ici sous la grisaille et la pluie.
À noter la présence au générique des excellents scénaristes Tonino Guerra, Pasquale Festa Campanile et Massimo Franciosa (ces deux derniers passeront eux aussi derrière la caméra), ainsi que celle de l’actrice française Micheline Presle, coproduction oblige, malheureusement doublée.

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