Critique

CINÉMA

Médée Miracle - la critique

Médée Mirage

Le 30 mars 2011

Une transposition du mythe qui multiplie les propositions expérimentales mais finit par s’égarer dans un hermétisme ennuyeux.

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  • Claude Rieffel 30 mars 2011
    Médée Miracle - la critique

    On ne sort pas totalement indemne de la vision du nouvel opus de l’auteur de Rosa Tigre (pas tout nouveau puisqu’il date de 2007), car s’il est expérimental c’est au sens de l’expérience concrète, éloignée de tout intellectualisme et libre de discours préconçu comme de message politique ou mystique.
    Tonino De Bernardi observe avec une désarmante et merveilleuse simplicité la rencontre du mythe avec le quotidien d’une banlieue parisienne révélée à sa surprenante beauté ; celle, véritable, qui intègre la laideur. Car en baroque authentique, le cinéaste, proche à la fois de Schroeter et de Pasolini, pratique un cinéma de poésie humble et artisanale qui fait cohabiter luxe et pauvreté en laissant au réel son étrangeté irréductible et aux personnages leur mystère.
    Le jeu anti-psychologique et anti naturaliste de l’actrice de Malina et de Deux fait une fois de plus merveille et sa Médée-Irène est un bloc d’opacité bouleversant.
    Intégrant sans peine des oeuvres préexistantes à la beauté intrinsèque (citations textuelles, musiques : le magnifique Carmela de Sergio Bruni ou le bel arrangement du Crazy love de Marianne Faithfull et Nick Cave que chante Huppert) le collage poétique de Médée-Miracle porte bien son titre, car c’est le miracle du cinéma qu’il renouvelle à tous les instants.

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