Critique

CINÉMA

Divergente - la critique du film

Le 8 avril 2014

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  • birulune 24 avril 2018
    Divergente - la critique du film

    Un film pour midinette qui devient un vrai chef d’œuvre. Tout d’abord Tris n’en fait pas des caisses alors que Jennifer Lawrence dans Hunger Games irrite à force de surjouer et tout l’art de ce petit bijou est de reprendre un crédo usé jusqu’à la corde (la timide introvertie devient un lion féroce et malin) et d’en faire presque une nouvelle référence du genre.
    Les scènes pour adolescents sonnent juste et même si les personnages sont souvent réduits à des stéréotypes (la noire grande gueule est une Sincère, le frère Kaleb est un garçon brillant donc il devient pour un temps un Érudit cynique manipulateur qui soutient le projet de coup d’État fomenté par sa faction) l’action du film n’en souffre pas au contraire, on apprécie la clarté des enjeux, la linéarité du scénario, de l’apprentissage de Tris, véritable mode d’emploi de la survie adolescente dont la coupure brutale d’avec le cocon familial est illustré brillamment, jusqu’au dépassement de ses objectifs premiers : non seulement elle s’intègre mais elle va au delà : Tris veut purger le système factionnel de ses errements et son Apollon atteint de vertige (métaphore de la peur du bad guy de tomber de son pied d’estale) va être son bras armé après avoir été son mentor, inversion typique des rôles, et Tris vainc ses peurs l’une après l’autre.
    Les peurs sont le thème du film.
    La machine à tester virtuellement les apprentis Audicieux confronte Tris à différentes peurs (la mort, le sexe, l’esseulement) et les scènes filmées en quasi-immersion flirte avec le torture porn pour en inverser les valeurs : on ne voit pas comme dans Saw une victime et des effets gores mais un exorcisme un peu simpliste de nos peurs profondes (elle répète un mantra qui annule l’angoisse et la fait se libérer de l’emprise du cauchemar... Mouais)
    Les ados y verront un message simple et atypique pour résoudre leurs problèmes.
    La quête de Tris est plus intéressante que l’odyssée de Katnis.
    Moins destructrice.
    Je reproche juste à Hunger Games de véhiculer gratuitement et à foison ce truc du Il Faut Tuer Le Père (même si Donald Sutherland le mérite amplement) avec en prime le personnage de la mère carrément aux fraises on est quand même dans le grand stéréotype crasse de la gamine poussée de force dans le monde des adultes qui doit prendre ses responsabilités et savoir se vendre dans un monde de spectacle.
    Dans Divergente on voit surtout les gens faire ce que leur faction attend d’eux. Ils cultivent les champs ou s’occupent du bon fonctionnement du système.
    A la rébellion forcenée d’une Katnis super-émotive je préfère Tris et ses minauderies.

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