Le 7 octobre 2026
- Festival : War on Screen 2026
À l’heure où s’ouvre cette nouvelle édition, les conflits se multiplient. On en recense deux fois plus qu’il y a quatorze ans, à la création du festival. Alors que les images diffusées à jet continu nous submergent, le regard de cinéastes venus de tous horizons bouscule nos certitudes et interroge notre rapport au monde.

- © War on Screen 2026
News : Lundi 5 octobre, dès 9h45, public et écoliers se pressent pour assister à la projection du film d’animation d’Antoine Colomb Petite casbah qui, à travers les aventures de quatre enfants appartenant à des communautés différentes d’Alger en 1955, nous conduit aux prémices de la guerre d’Algérie. Quelques heures plus tard, après la cérémonie d’ouverture et ses traditionnels remerciements aux élus et mécènes et la présentation des différents jurys, la Comète, lieu névralgique du Festival, connaît affluence. À l’affiche ? Le faux soir du Belge Michaël R. Roskam qui, entre humour et histoire, suit le parcours de quelques journalistes courageux prêts à s’opposer à l’oppression allemande.
Entre ces deux événements, le nom de Tarik Saleh, invité d’honneur de cette édition, acteur d’une masterclass le jeudi 8 octobre à 19h30, apparaît déjà avec la projection de ce film qui, en 2017, lui apporte un reconnaissance internationale Le Caire confidentiel. Enfin, Dégel de Manuela Martelli ramène les fantômes des disparus du régime de Pinochet au cœur d’un thriller montagnard.
Ce mardi 6 marque la projection du film de László Nemes Moulin, présenté au dernier festival de Cannes et qui retrace les dix derniers jours de Jean Moulin, chef de la résistance face au chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie.
Mais c’est aussi le démarrage de la diffusion des films en compétition. Une vie manifeste de Jean-Gabriel Périot dresse le portrait de Michèle Firk, femme libre éprise de cinéma et de révolution, dont le destin est brusquement interrompu à l’âge de trente et un ans. Ben’imana de Marie Clémentine Dusabejambo nous ramène au Rwanda où, après le génocide des Tutsis, des tribunaux populaires sont mis en place. Mais les survivantes se retrouvent bientôt face à leurs contradictions. Les femmes de la station de Sara Ishaq nous transporte au Yémen où Layal gère une station-service uniquement réservée aux femmes. Pas d’hommes, pas d’armes, pas de politique. Mais est-ce vraiment possible ?
Documentaires, fictions, rencontres, tables rondes, courts métrages sont au programme jusqu’au dimanche 11 octobre.
Galerie photos
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