Critique

CINÉMA

Sideways

Road-movie pas road

Le 20 décembre 2006

Les mots semblent insuffisants pour exprimer ce qu’on ressent en voyant ce grand film sur l’amitié masculine. Un moment de cinéma d’une infinie beauté.

  • minime 21 avril 2007
    Sideways

    “queen”

    Deux quadras sont sur un bateau, l’un vient de divorcer, l’autre va se marier, les deux font la route du vin, qui va tomber ?

    Si « Sideways » est bien une croisière, elle ne se fait pas en bateau mais en voiture, sur la route des vins de Californie (donc). Sideways est un roadmovie en même temps que le parcours initiatique de deux hommes à la croisée des chemins. Miles /Paul Giamatti, écrivain en quête d’éditeur, mal remis de son divorce et Jack/ Thomas Haden Church, acteur de série télé sur le déclin, voix off de pub et bientôt marié se confrontent à leurs doutes le nez dans les meilleurs vins de Californie.

    Mais Sideways n’est pas un mélo balourd, Alexander Payne nous la joue comédie désenchantée enrobée de deux tranches de rire (ah la scène loufoque où le mari trompé court nu derrière Miles !). Même au pire du questionnement, Payne sait nous faire rire des petites lâchetés masculines (le faux accident de voiture pour couvrir le vrai adultère) ou des réactions, disons un peu violentes, d’une femme trompée (quand Maya/Virginia Madsen roue de coups de casque de moto ce pauvre Jack).

    La force de Sideways, c’est son équilibre, ni trop noir ni trop rose, ni trop mou ni survolté. Sa (relative) faiblesse, c’est ce ronronnement pépère. Le tout est relevé par une bande originale sympathique. Comme le film.

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