Critique

CINÉMA

The fountain - la critique

À la claire fontaine

Le 7 avril 2010

Darren Aronofsky touche une nouvelle fois à la perfection et laisse le spectateur dévasté, repu, en larmes ou en lambeaux. Même pas un chef-d’œuvre, un miracle...

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Vos avis

  • 29 décembre 2006, par cmoiflorian

    Pour ma première critique je m’attaque à du sérieux.

    J’avais hissé Requiem for a dream au antipode de ma préférence cinématographique.

    The Fountain a pris sa place.

    C’est littéralement plus qu’un chef d’oeuvre, un véritable bijou taillé sur mesure pour chacun des coeurs devant l’écran.

    Des couleurs. Des sentiments. Des idées.

    Un bande son magistrale ( Mais Clint Mansell nous a habitué ), des acteurs touchants ( et quand on se dit que normalement ça aurait du être Brad Pitt on a vraiment aucun regret ), une sensibilité présente tout le long du film.

    C’est la première fois de ma vie que j’ai eu des frissons devant un film.

    Un film a envoyé aux cieux...

  • 31 décembre 2006, par lunatu

    Je suis allé plein d’enthousiasme encouragé par les commentaires dithyrambiques que j’ai pu lire à gauche et à droite et sans prêter attention aux mauvaises critiques.

    Bref, je suis allé bien prédisposé et même avec un certain préjugé à la faveur du film, d’autant plus que j’ai bien aimé le langage et le traitement de "Requiem pour un rêve"

    Ce suis par nature attiré par la science fiction et par le cinéma fantastique et je ne m’ennuie jamais au cinéma, de plus, la quête de l’immortalité et de la fontaine de Juvence c’est un sujet qui me passionne.

    Mais je dois avouer que j’ai trouvé ce film ennuyeux, plein de ficelles mélodramatiques faciles et sans intérêt ni philosophique ni esthétique. C’est du "flowers powers " avec quarante années de retard, avec une philosophie "new age" revisité par les valeurs et les angoisses du XXIe siècle.
    De plus certaines images, postures et amalgammes, inspirées par des réligions respectables frolent le ridicule

    Cependant, je peux comprendre qu’à notre époque on soit friand de merveilleux et que on ait envie de craquer pour des émotions mystiques, sublimes et surnaturelles, tellement on manque d’émotions simples et terrestres.
    Les seules scènes que le travail d’acteurs auraie réussies dans ce sens ont été gâchées par un contexte qui les décrédibilise.

    Que les amateurs me pardonnent, j’aurais accepté ce scénario dans un jeu vidéo ou sur une bande dessinée mais pas dans un cinéma ayant de prétensions pseudo philosphiques.

    Lunatu

  • 1er janvier 2007, par Monique Doyle

    Ce film qui pourrait s’annoncer ambitieux et lourd de par son sujet - la quête du sens de la vie, de l’amour de la mort et donc de l’immortalité - est en fait un petit chef d’oeuvre de modestie . Il réussit son parcours initiatique - avec des moyens sobres, acteurs impeccables, musique parfaite, photo sensible ,propos mesurés, émotion perceptible.Un film rare et bienfaisant si on laisse la magie opérer de bout en bout.

  • 1er janvier 2007, par Darkfalcon

    Avec The Fountain, on est en face d’une oeuvre auquel le spectateur ne peut qu’adorer ou qu’hair. Pourtant je dois faire parti des seules personnes l’ayant vu, etant mitigé concernant la qualité de ce film.

    L’histoire critiquée par la plupart des critiques par l’incomprehension qu’elle engendre est plus simple qu’elle n’y parait, et on peut dire que c’est en cela que Darren Aronofsy est un fumiste. Par sa narration sans queue ni tete aux 20 premiere minutes, chaque moment Darren essaye de rentabiliser son histoire simpliste en jetant les pages du scenario au hasard, tel un puzzle qu’est obligé a chaque instant de reconstruire, le spectateur pour essayer de comprendre un minimum l’action presente.
    Hugh Jackman lui aussi semble etre a la masse. Le fringant et mysterieux golden boy de Scoop, semble avoir perdu ses reperes dans les dedales du script. Les pires moments semblent etre ceux dans le passé ou on sent qu’il cherche encore son jeu et dans le futur, ou comble du ridicule, on le voit faire du yoga dans l’espace, les jambes croisées. On pense plus a une parodie de Keanu Reeves dans Little Budha qu’a un veritable homme rongé par les tourments de son coeur.
    Pourtant, Rachel Weisz ne suit pas la trajectoire dans laquelle s’est lancé a corps perdu son partenaire. Elle se familiarise avec l’univers de son partenaire a la ville, et finalement c’est elle qui tire son epingle du jeu.
    Emouvant, gracieux, voir troublant, elle nous etonne epoque apres epoque et arrive a degager une beauté hypnotique et angelique dans l’epoque medievale et une tendresse infinie dans l’epoque presente.
    Puis finalement, le point d’orgue du film est vraisemblablement, l’univers visuel crée par Aronofsky. De 1500 a 2500, les decors et la photographie font preuve d’un poesie immense et d’une imagination sans limite. Dommage que les plans ne suivent pas cet exemple (l’epoque presente en est l’exemple le plus flagrant).

    Pour resumer, une oeuvre largement moins destabilisante que Requiem for a dream, avec des images touchantes mais des jeux d’acteurs inegaux, et une histoire casse gueule.

  • 11 janvier 2007, par alinea

    "The fontain" a eu une répercussion particulière parce que je viens de perdre une amie chère, j’ai donc pleuré comme la moitié de la salle aux moments cruciaux qui traitaient de la mort. Scénariste et réalisatrice, je vais donc donner en 1er un avis technique : on oublie la caméra qui "rentre" dans l’histoire avec subtilité... La musique est un pur bonheur et les images sont soignées comme j’ai rarement vu. Ma sensibilité de femme déplore un soucis du détail trop cru pour les scènes de violences dont on aurait aisément pu se passer. Les acteurs sont parfaits et le jeu d’une justesse impressionnante. Cependant, j’ai eu qques difficultés à entrer dans l’hist dans le 1er quart d’heure. Le découpage, trop alambiqué à mon goût, perd un peu le spectateur dans des allers retours difficiles à suivre par moments. J’ai trouvé également des longueurs quant à l’état désespéré de Tom qui, raccourcies, auraient données plus de force au message. La partie "merveilleuse" et mystique qui relie ce scientifique têtu au mythe de l’étoile SHEBALBA et de l’arbre de jouvence est magnifique et crédible. La partie "psychique", qui semble tant faire couler l’encre des détracteurs de ce film, est d’une beauté à couper le souffle. Pour avoir fait un coma dépassé (dont je suis revenue avec la mémoire de ce que j’avais "vu" et "entendu") je peux vous assurer que Aronofsky devait être caché dans un coin ou a dû prendre quantité de produits allucinogènes car il y a un tas de vérités dans ce qu’il a transcri. Voilà un film émouvant qui vous poursuit dans les jours qui suivent son visionnage, une belle histoire d’amour éternel pour les romantiques et une clé pour ouvrir certaines portes d’un monde intérieur ou invisible, que l’on ai la foi ou pas ! Les cartésiens et ceux qui manquent d’imagination ne peuvent aimer mais tous les autres vont adorer ! Ne passez pas à côté, c’est un film difficile à raconter, impossible à cataloguer, qui a le mérite de se voir (ou de se vivre) à plusieurs niveaux, chacun avec sa sensibilité, chacun avec sa propre résonnance... Un ovni dans ce marché artistique saturé de copies commerciales qui manquent d’originalité.

  • 7 février 2007, par franck35

    Sur ce film, on aura tout lu, tout entendu, y compris que Darren Aronofsky après son excellent Requiem For a Dream avait fait un rattage complet.The Fountain raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime.Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité.
    Aujourd’hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
    Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
    Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques - le guerrier, le scientifique et l’explorateur - parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance. Au total, un film personnel, magnifiquement réalisé, avec une interprétation de Hugh Jackman au top, bref à ne pa louper. Oubliez les critiques qui ont tout dit et n’importe quoi sur ce film, y compris que les dialogues entre les personnages étaient prétentieux et vains et plongez dans la fontaine de l’Amour.

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