Critique

CINÉMA

Terminator 2 : le Jugement Dernier - la critique du film

La machine à démonter le temps

Le 10 février 2019

Proto-blockbuster anticapitaliste par excellence, Terminator 2 n’a - deux décennies plus tard - toujours pas à rougir face à la concurrence. Petite révolution du cinéma contemporain de science-fiction, le film culte de Cameron semble encore avoir de beaux jours devant lui…

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  • birulune 17 janvier 2018
    Terminator 2 : le Jugement Dernier - la critique du film

    En effet, un petit délinquant, des tuteurs démissionnaires et la maman chez les foldingues, on a le must en matière de famille dysfonctionnelle. Même la famille hispanique ( siempre como colebra) se fout pas mal de la loi, amusée d’accueillir chaudement la femme la plus recherchée d’Amérique.
    Le tueur monomaniaque, le T-1000,et le tueur protecteur, le T-800, forment une dualité quasi parfaite:les auteurs de Le Cinéma des Années Reagan ( oeuvre dirigé par Delcombe-Malplomb) en livrent une analyse intéressante:la figure christique de John Connor est au centre d’une guerre entre le bien et le mal totalitaire et mondiale.
    On touche au divin.
    Les intentions le sont moins.
    A retenir:la scène d’holocauste particulièrement pénible issue d’un cauchemar de Sarah Connor. La 3ème guerre y est prégnante, elle prend les gens au dépourvu, elle est quasi inévitable et elle ne laisse rien derrière elle sinon de la poussière et un squelette scotché a une barrière grillagée. En bon Cassandre, Sarah ne peut prévenir les futures victimes et brûle avec eux.
    No fate.
    Suit la partie la plus intelligente du film où les traqués deviennent acteurs de leur destin et décident d’agir en conséquence.
    Le plus improbable reste que le cyborg aide les humains en éliminant le facteur premier de l’équation:il est la guerre, en tant que machine de guerre absolue, alors de le voir se livrer corps et âme ( enfin circuits lol) a cette quête nous surprend a plus d’un titre:il s’humanise au contact des humains qu’il est censé, a la base, tuer et éradiquer.
    C’est le mercenaire total. Américanisable a souhait ( suffit de le reprogrammer et le tour est joué)
    Ce film est le film d’une époque car cette époque est belle et bien morte.
    Il n’a pas convaincu les rebelles syriens en tout cas, ce film, car la morale du film est interchangeable:on essaie de combattre un démon technologique et omniscient qui rappelle a bien des égards l’Amérique elle même.
    Le pire reste cette scène d’atomisation d’un parc d’enfants qui est, malencontreusement, un formidable écho à Hiroshima et Nagasaki.

    Les kassoc’ ont sauvé le monde et personne ne met en doute la pureté de leur croisade.

    L’ennemi protéiforme ( le T-1000) ressemble beaucoup à nos barbus actuels, obsédés par" une mission" eux aussi et ils utilisent la technologie contre nous, mais ils veulent défourailler avant tout ; les terroristes du 11 septembre avaient eux aussi le dessus grâce à de simples armes blanches ( les bras du T-1000, changeables en énormes sabres).
    L’ennemi parfait et le héros parfait.
    Ce film en dit trop ou pas assez sur la nature humaine et les démons qui l’agite.

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