Critique

CINÉMA

Entre les murs - Laurent Cantet - critique

Le 9 juin 2020

La sensation du Festival de Cannes 2008, qui fut aussi l’objet d’un immense malentendu. Le film de Cantet est pourtant ce qu’on a fait de mieux, non pas sur l’école, mais à partir de l’école.

  • esdez 27 septembre 2008
    Entre les murs - Laurent Cantet - critique

    Film très riche et donc très intéressant permettant de se poser un très grand nombre de questions sur notre société d’où il ressort qu’il existe un fossé énorme entre les adultes et leur organisation sociétale et les adolescents et leur angoisse existentielle et que la reproduction des valeurs générales des adultes vers ces adolescents est quasiment impossible. Constatant ce fait, ce film incisif nous fait réfléchir sur un certain nombre de cas particuliers mis en histoire par chacun des personnages ce qui nous amène à constater que :
    - L’école n’est qu’un laboratoire pour l’apprentissage du savoir et doit se contenter de ce rôle en signalant toutefois les détresses éventuellement détectées.
    - L’apprentissage de la vie et de ses règles doit être mise en place et contrôlée par les parents.
    - La société et son organisation doit édicter les règles définissant la marche à suivre et que, lorsque ces règles sont fluctuantes ou vagues ou injustement ressenties il devient illusoire de croire que la société peut se développer paisiblement et qu’un hypothétique "ZORRO" soit à même de redresser tous les torts.
    En conclusion, ce film est monté en drame sur la base d’une personnalité, (l’auteur) placée sur l’axe de basculement enfant/adulte qui ne posséde aucun outil pour favoriser ce passage et qui constate au bout du compte son échec malgré sa prise de conscience qu’il ne devrait transmettre que le savoir.

  • Norman06 29 avril 2009
    Entre les murs - Laurent Cantet - critique

    Près de 10 ans après la radioscopie du monde de l’entreprise dans Ressources humaines, Laurent Cantet filme dans une approche semi-documentaire une classe dans un collège difficile. Si le discours est empreint d’humanisme, il ne faut pas réduire le film à une approche (intelligente certes) des débats éducatifs et pédagogiques et à un « film social ». Le dispositif, plus proche de Pialat, est avant tout un fascinant huis-clos et l’un des affrontements les plus singuliers de l’histoire du 7e art, loin de la démagogie et des bons sentiments du Cercle des poètes disparus et autres récits ratés sur l’école. Une palme d’or méritée et qui se mérite.

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