Le 17 septembre 2026
- Acteur : Noée Abita
- Plus d'informations : Le site du Festival
- Festival : Festival de Deauville 2026
L’actrice Noée Abita, membre du Jury de la Révélation au 52e Festival du cinéma américain, a accepté de répondre à nos questions depuis Deauville.
Noée Abita a quitté Aix-en-Provence pour Paris afin de poursuivre ses études. Sans grande certitude, elle passe un casting débouche sur le premier rôle du film Ava. Elle enchaîne alors les films et participe actuellement au tournage du biopic Johnny de Cédric Jimenez.
AVoir-ALire : Comment se passe votre participation au jury de la Révélation ? Est-ce votre premier festival ?
Noée Abita : Non, j’ai été jurée dans plusieurs festivals, notamment celui de Reims, le festival du film policier : Reims-Polar. Mais c’est mon premier gros festival, ce qui est un vrai privilège, j’adore. On est accueilli dans des endroits sublimes pour voir des films et rencontrer des personnes intéressantes. Cela fait plaisir d’être au cœur du festival.
AVoir-ALire : Connaissiez-vous les autres membres ?
Noée Abita : Pas personnellement, mais je connaissais leur travail, à part Saïd El Alami avec qui j’ai déjà été jurée. Marion Barbeau, je l’avais croisée une fois, c’est tout.
AVoir-ALire : Que pensez-vous de la sélection ?
Noée Abita : Les films, en général, m’ont beaucoup plu. Je trouve la sélection particulièrement exigeante. C’est vraiment très plaisant. Chaque film apporte une émotion différente. Certains m’ont beaucoup touchée, même bouleversée.
AVoir-ALire : Comment êtes-vous arrivée au cinéma ?
Noée Abita : J’ai grandi à Aix-en-Provence. Je suis arrivée à Paris seule à quinze ans pour finir mes études de lycée. Je n’avais pas particulièrement de velléités pour devenir comédienne. J’ai passé un casting un peu par hasard, presque par ennui. En fait, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire dans la vie, comme certains adolescents qui rêvent d’être acteur. J’aimais l’expression artistique que j’ai découverte par la danse et les petits spectacles scolaires. Quand j’ai passé ce premier casting en 2017, je voulais surtout m’extraire de la routine de l’école. Et j’ai eu beaucoup de chance, j’ai décroché le premier rôle d’Ava de Léa Mysius.
AVoir-ALire : Après, avez-vous enchaîné avec Le grand bain de Gilles Lellouche ?
Oui, juste après ! Un film important. J’étais très honorée de rencontrer Jean-Hugues Anglade que j’admirais beaucoup. Je connaissais son travail dans La reine Margot, dont je suis une fan absolue. Ce film est arrivé pile au moment où j’étais dans ma période de découverte de 37°2, le matin : du coup, c’était extraordinaire.
AVoir-ALire : Quelle a été la suite de votre carrière ?
Noée Abita : Je peux évoquer Slalom qui a été projeté ici à Deauville en 2020, où il avait décroché le prix d’Ornano-Valenti. C’était vraiment un rôle important. La réalisatrice Charlène Favier m’a fait un énorme cadeau. Si le personnage vit quelque chose d’écrasant, un abus sexuel, le rôle lui ne l’était pas. À incarner, c’était un plaisir de comédienne. J’ai fait aussi une belle rencontre avec Jérémie Renier, et malgré les conditions difficiles (le froid et la neige), cela reste un souvenir de tournage merveilleux qui s’est déroulé avec beaucoup de joie... vraiment.
AVoir-ALire : Quels ont été ensuite vos rôles les plus marquants ?
Noée Abita : J’ai beaucoup de tendresse pour tous mes personnages, même s’il y a des films plus marquants pour les spectateurs où qui favorisent davantage la carrière. Cela m’a permis de faire des rencontres incroyables. Je pense là à Julien Gaspar-Oliveri, qui vient de sortir un incroyable premier long métrage, La frappe, dans lequel je ne joue pas, mais avec qui j’avais tourné un court en 2020, L’âge tendre. Un court métrage, ça n’a pas de résonance extraordinaire, mais la rencontre, quant à elle, l’était. Comme autre rencontre importante, il y a eu aussi, par exemple, Mikhaël Hers qui m’a dirigée dans Les passagers de la nuit. Encore un vrai cadeau, comme souvent à chaque nouveau film.
AVoir-ALire : Pouvez-vous nous parler de votre actualité et de vos projets ?
Noée Abita : Il y a le nouveau Christophe Honoré, Mariage au goût d’orange, présenté à Cannes Première, qui sort le 9 décembre prochain, avec un casting fantastique. Être associée à une quinzaine d’interprètes incroyables me faisait chaque jour penser à la chance que j’avais : Vincent Lacoste, Adèle Exarchopoulos, Paul Kircher, Nadia Tereszkiewicz... ou encore chez les plus jeunes, Victoire Du Bois, Eloïse Volle que l’on voit aussi dans La frappe, et Prune Bozo, dont c’était le premier film. J’admire tellement Christophe Honoré en tant que cinéaste et être humain. J’apprécie ce qu’il propose et sa façon de travailler. Il est hyper attentif aux acteurs et actrices. il remercie beaucoup : c’est très agréable, étonnant, et plutôt rare. Il dirige, mais pas trop, et fait très peu de prises. J’ai cru comprendre que toute son équipe technique n’est pas au courant des plans qui vont suivre. Le plateau est très silencieux, personne n’est en train de travailler sur le plan suivant quand on tourne celui en cours. Cela crée une espèce de concentration ultime de chacun sur le moment présent. Le tournage a été très court : à peine un mois. Son scénario est une fiction, mais tous les personnages sont basés sur des membres de sa propre famille : c’est beau et courageux.
Là, je suis en cours de tournage du biopic Johnny réalisé par Cédric Jimenez, dans lequel je joue Sylvie Vartan. Benjamin Voisin, qui interprète Johnny Hallyday à toutes les époques, est vraiment impressionnant. Le tournage n’est pas encore terminé, le film devrait sortir courant 2027.
Sinon, j’entre en répétition pour une comédie musicale en spectacle vivant, signée Benjamin Millepied et Léa Mysius. Cela commence fin novembre à Paris aux Folies Bergère et ça s’intitule Move Me Once More - Le dernier cabaret.

- Crédit : Festival de Deauville 2026
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