Critique

CINÉMA

Lettres d’Iwo Jima - la critique

L’enfer, ce ne sont pas les autres

Le 10 janvier 2012

D’un grand classicisme, impeccablement maîtrisé, admirablement interprété, le volet japonais du diptyque Iwo Jima de Clint Eastwood surpasse Mémoires de nos pères.

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  • alinea 26 février 2007
    Lettres d’Iwo Jima - la critique

    Une des plus grandes batailles du Pacific vue par les perdants. Une sorte de "vue de face" de La Mémoire de nos Pères... La scénariste est japonaise, ce qui apporte un regard sensible au film, la mise en scène frontale est sobre avec un choix de lumière qui laisse une grande place aux ombres... on dirait presqu’un film en noir et blanc ! Eastwood s’européanise, c’est indéniable et comment s’en plaindre ? On retrouve une certaine fascination pour la mort, mais c’est souvent l’apanage des gens vieillissant. J’ai trouvé le film assez larmoyant et un peu solennel où l’héroisme devient une pulsion morbide parfois grotesque. Le totalitarisme japonais avec ce sens du sacrifice inutile est omniprésent. C’est un huis clos sur une île mais on en vient à oublier les gagnants et les perdants pour ne voir que les personnages et, en ça, c’est une réussite.

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